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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 20:34

 

Vendredi 14 septembre 2012

 

Revenir. Pourquoi ? me suis-je demandé tellement cela m'apparaît comme un

non-sens. Au moment où j'écris ces lignes je termine une de ces journées creuses.

La sensation d'être une enveloppe vide. Chaque geste m'a coûté et j'ai vécu au ra-

lenti. J'ai quand même réussi à pétrir la pâte pour le pain : fierté de la journée. 

Faire des projets devient quasiment impossible. La saison dernière (2011/2012),

j'avais pris un petit abonnement pour des concerts classiques.

Sur les six, j'ai pu assister à trois. Je m'étais également inscrite à un cours à l'uni-

versité, cours qui avait lieu au second quadrimestre donc à partir de février. il por-

tait sur l'écriture de création. C'était un cours à option que ma fille avait choisi. 

 J'étais très motivée même si je devais me lever à six heures puisqu'il com-

 mençait à huit heures. J'ai participé aux deux premiers puis j'ai été terrassée

par une mauvaise grippe. Cinq semaines pour me rétablir. Mais même après cela,

il est resté quelque chose qui s'apparente à des séquelles :  mon état général en

avait pris un coup et j'avais peur de ne plus être comme avant la grippe. 

La délivrance est arrivée pendant la seconde quinzaine de mai avec les effluves

du printemps. Quel soulagement j'ai ressenti. Une renaissance.

Tout devient problématique, même pour un rendez-vous chez ma dentiste ( je dois

prendre le train ) ou simplement pour aller chez le coiffeur. Il m'est arrivé de re-

porter jusqu'à trois fois mon rendez-vous. Je finis par me sentir extrêmement mal

à l'aise. Difficile de faire des projets et pourtant je continue d'en faire. Dans l'en-

thousiasme qui suit l'annonce d'un concert, d'un spectacle, je réserve aussitôt une

place. Avec la question inévitable de savoir si je serai en forme le jour-même,

capable d'y assister. 

 

 

Mardi 18 septembre 2012

 

Après cinq journées difficiles où le corps m'a lâché de diverses façons, voilà que je

peux envisager de poursuivre, d'ajouter quelques lignes encore jusqu'à atteindre

à un moment donné le point final. Je suis sûre d'y arriver. C'est une question de temps.

Après tout, rien ne presse. 

Réveillée dès cinq heures trente ce matin. Avec un mal de dos. Par contre les douleurs

dans la bouche qui m'avaient empêchée de dormir la nuit précédente, se sont calmées.

La fatigue me poursuit mais vu le manque de sommeil cela n'a rien d'étonnant.  Cepen-

dant je me sens mieux. La sensation de vide au-dedans comme si je n'avais plus de sang,

du corps lourd à traîner comme un sac de charbon, cette sensation-là a disparu. Je sens

de nouveau l'énergie circuler en moi. Je vis dans la lenteur. Je savoure chaque chose qui

peut l'être. 

Cet après-midi, j'ai quitté les murs de ma maison pour aller en ville. Quelle impression

vivifiante de marcher sur un trottoir, sentir tout le corps en mouvement. Et l'air. Je l'ai

aspiré de toutes mes forces. Etre vivante est un miracle. 


 

Dimanche 23 septembre

 

Alors revenir. Pourquoi ? Parce que j'en avais envie. Cette envie de me sentir, un tant

soit peu,reliée à quelques humains. Faisant partie d'un tout. 

Revenir. Mais à un autre rythme.

Priorité absolue à l'écriture qui, déjà, subit tous les contretemps de mon corps

défaillant. Malgré le temps dont je dispose, je n'écris pas quand je veux mais

quand je peux, c'est-à-dire quand le corps le permet. Trop rares sont les jours

où je suis vraiment bien. Alors il me faut, à tous points de vue, composer avec

cette déficience que je ne sais pas nommer. 

 J'ai aussi, l'été 2011, fait un second stage autour du collage. L'artiste, que j'aime

beaucoup, m'a encouragée à plusieurs reprises à continuer. J'ai un bagage suffisant

 pour poursuivre seule. Même si je ressens le besoin de ses pré cieux conseils de

temps à autre. Participer à une exposition reste un rêve mais pas une utopie.


 

Mardi 2 octobre 2012

 

Revenir à un autre rythme. Lequel ? Je ne sais pas. Je ne programme rien. 

 Vous ne me lirez, par conséquent, pas souvent. Je me laisse porter par ces

vagues intérieures qui parfois sont douces mais toujours lancinantes.

Epuisantes. 

Mais au moins être là.  Participer, un tant soit peu, à quelque chose qui

me prolonge, me relie à ce vaste univers. 

 

 

Published by Petit Poucet rêveur - dans A l'ancre de mes mots
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 19:45

 

 

J'ai vu le jour se lever. La lumière transformer la Terre. J'ai goûté la fraîcheur de l'air

et je me suis mise en marche. Je rentrais chez moi après deux ans d'errance. Mais é-

tait-ce encore chez moi? Pourquoi ai-je eu l'impression de me retrouver en plein dé-

sert ? Pourtant l'endroit semblait avoir résisté à toutes les intempéries.

J'ai frappé à plusieurs portes. Elles sont restées closes. Peut-être ne suis-je pas la bien-

venue. Je ne m'inquiète plus : je suis entrée en amitié avec la Solitude. Elle a bien vou-

lu de moi. Elle m'a dit de ne pas avoir peur. Que le désert était habité d'une présence,

le plus souvent impalpable. Elle m'a dit aussi qu'on ne trouve certaines oasis qu'en creu-

sant profond, tout au fond de soi. Qu'on peut alors s'asseoir sur le bord d'un poème com-

me sur la margelle d'un puits. Je me suis mise à rêver. J'ai dû rêver longtemps car au-

dessus de moi, le ciel a changé de couleur. J'ai frissonné. La Solitude m'a prise dans ses

bras. Elle m'a invité à danser sous les étoiles et nous avons célébré le mystère de l'Univers.




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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 15:03

 

                                                                           Mardi 17 août  

Une pause dans ma pause musicale. Hier j'ai déclaré forfait.

Il fallait que je récupère un peu. Vendredi rentrer à minuit.

Samedi à 0h 45, dimanche à 1h45...Des allers-retours en train...

Alors hier ma fille est partie seule. Cela m'aurait plu de voir

Renan Luce mais j'avais vraiment besoin de repos. Je n'ai plus

vingt ans...quoique je n'étais pas plus vaillante à vingt ans.

Pas très tranquille tout de même qu'elle fasse le voyage seule

surtout si tard. Elle a beau avoir vingt ans, elle, les humains

déshumanisés sont partout. Sans compter les soulards. 

J'ai reçu une série de SMS depuis le moment où elle attendait

le bus pour se rendre à la gare jusqu'au moment où elle repre-

nait le train en sens inverse pour rentrer à la maison. Le concert

commencé avec une demi-heure de retard. Il pleuvait depuis

une heure et elle était déjà trempée. Sur la scène, des hommes

s'activaient avec de grandes raclettes pour tenter d'évacuer l'eau.

Le concert a quand même commencé...Et Renan Luce a fini par

avoir les cheveux complètements mouillés...

                                                                                                                  

 

 

 

                                                                                Mercredi 18 août

A force de prendre le train trois jours de suite, je n'ai pas pu

m'empêcher de penser  à ce hall de gare que j'évoquais en

entamant ma deuxième année de blogueuse. Et aux mots de

Jeanne et à ce sourire sur mon visage qu'elle ne pouvait pas voir.

       "Mais s'il te plait, ne le transforme pas en hall de gare !

        C'est plein de courants d'air, de bruits, de bousculades,

        et de séparations ...

        Longue et douce vie à ton blog et merci de l'avoir créé et

       de le nourrir. Ton chemin nourrit aussi la lectrice que je suis."

J'ai promis à Jeanne...Mais si j'ai fait allusion à ce hall de gare,

c'est en raison de son va-et-vient incessant, un peu comme ici

avec tous ces noms qu'on ne lit qu'une seule fois ou qu'on ne lit

même pas parce qu'ils ne subsiste aucune trace de passage. 

Si je veux continuer sans trop me faire mal, il faut forcément que

j'envisage cet endroit autrement. Avec un certain recul.  Je crois

que j'ai tort de m'attacher. De me faire du souci pour les autres.

De m'inquiéter de ce qu'ils deviennent quand ils n'écrivent plus 

 depuis un moment.

Peut-être ne faudrait-il pas dire aux autres qu'ils nous touchent.

Peut-être faudrait-il garder ses émotions pour soi, surtout ne pas

se montrer vulnérable. 

Une chose est sûre : je ne prendrai plus l'intiative d'écrire en privé

à qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures. Je n'essayerai plus

d'entrer en amitié avec qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures.

Il vaut mieux mordre sur sa chique comme on dit que se comporter en

mendiante. 

Sauf circonstances exceptionnelles, je ne donnerai plus mon adresse

ni mon numéro de téléphone. 

 La voix d'Erell résonne encore à mes oreilles et depuis notre rencontre

avortée du mois d'avril, je ne cesse de me réjouir du jour où elle aura

enfin lieu. Quant à Chantal,ses conversations me comblent. C'est la

seule personne qui me téléphone et c'est un vrai bonheur. J'avais oublié

que cela existait. Comme bien d'autres choses enfouies sous la mousse

du temps, les ombres du souvenir.

Je n'ai aucun regret d'avoir  donné mes coordonnées  mais, sauf exception,

 j'y mets un terme. 

Il n'y aura donc ni courants d'air, ni bruits, ni bousculade. Juste une vie 

à écrire pour s'approcher un peu plus de soi. Et accrocher ses mots à

ceux des autres, écrivains, poètes d'ici ou d'ailleurs comme des lampions

pour éclairer le voyage piqué de chagrins, de portes verrouillées, de silences

qui s'empilent comme du linge. Voyage tissé de chants doux, de secrets

bien gardés, de rêves emmaillottés dans les étoiles et d'éspérance comme

des mains nues, tendues vers le ciel.

Hier soir, dans ce lit où le sommeil ne venait pas et où les mots, les phrases

alliées aux pensées ne cessaient de s'enfiler les unes à la suite des autres

je me suis dit : une vie à écrire ou à effacer ? Mot à mot. Jusqu'au dernier

point. Comme la mer vient boire le sable et effacer toute trace de pas, de

pâté ou de château.

"Mais il y a des instants qui ont de la mémoire.

L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas

au bonheur une rente." 

 

 

 

 


Published by Petit Poucet rêveur - dans A l'ancre de mes mots
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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 14:07

 

 

 

 

Du 13 au 22 août

 

            

            Pause musicale... 

 

 

 

                                En raison du Brussels summer festival

                                                                     

 

                                          

 

Published by Petit Poucet rêveur - dans Pour vous
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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 21:48

 

 

Le 23 juillet 2009, je créais mon espace de toile.

ll s'inscrivait dans une démarche personnelle, vers

un ailleurs mis en mots et que vous pouvez lire ou

relire, ici à droite.

Le temps de rendre cet endroit présentable, de l'apprivoiser,

de voir "comment ça marche", de l'habiller un peu et le 9 août

2009, j'envoyais l'adresse à quelques personnes. Cinq tout au

plus. Et puis j'ai commencé à me balader dans ce gigantesque

monde, chinant comme dans un marché aux puces ou mieux

comme si j'étais dans une librairie !

J'ai découvert des endroits fabuleux. C'est ici que j'ai retrouvé

Lali pour ma plus grande joie. Sans ce lieu, le silence aurait-il

eu le dernier mot ? Nul ne le sait.

La première personne à qui j'ai envoyé le lien c'est Oeil-de-Nuit.

Secrètement j'espérais que ce soit lui qui inscrive la première trace.

Disons que j'aurais trouvé cela symbolique. Mais Oeil-de- Nuit je le

retrouve ailleurs, parfois entre deux silences, depuis quatre ans.

J'étais donc curieuse de voir qui viendrait déposer les premiers mots.

Ce fut Quichottine, découverte la veille sous "l'Ombre du vent". Elle

avait écrit qu'elle reviendrait. Elle est revenue. Elle est toujours là. 

Je n'aime pas les statistiques concernant les blogs mais pour le fun,

je dirai juste que le centième commentaire a été écrit par Colette et

que le millième a été écrit...par Colette ! Je trouve cela assez cocasse...

Je ne vais pas faire un discours mais vous dire, vous redire merci d'être

là, avec moi. Merci à celles qui, depuis le début, ne me lâchent pas.

Merci à celles (et à ceux-ils sont rares)qui donnent de la vie à cet

ailleurs,qui livrent des pans de leur propre vie. 

Merci du fond de ce coeur si sensible et rempli d'émotion pour ce bout

de chemin commencé ensemble.

C'est parti pour une deuxième année. Et parfois je me dis qu'il faudrait

peut-être envisager cet endroit comme un hall de gare. Là où on n'est

que de passage, entre deux destinations, entre aller et retour. Là où on

s'engouffre dans  un va-et-vient, entre départ et arrivée. 

Je ne pense pas que les gares soient des lieux propices à des amitiés 

mais il arrive que quelqu'un nous accompagne sur le quai ou nous

attende sur un autre quai. Ou plus loin.

"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Ah j'aimerais tant

que quelqu'un m'attende quelque part. Cette phrase d'Anna Gavalda

s'impose toute seule, parce qu'ici aussi, il est question de voyage. Et que

vous en faites partie.

 

M E R C I...

 

 

 


 

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 21:14

 

 

 

 

 Je ne pouvais pas vraiment me le permettre mais je l'ai fait quand même.

 Hier après-midi. J'ai craqué. Pas pour une vétille, ni un caprice. Non.

Pour quelque chose d'important. Qui nourrit, abreuve. Et m'apporte un

bonheur incomparable. Je me suis acheté des livres. Avec une véritable

jubilation. Tous en édition de poche bien sûr. Heureusement qu'elles 

existent. Il me faudra rogner sur autre chose, bien que je me demande

sur quoi ce sera encore possible. Mais cela n'a aucune prise sur la joie

que j'éprouve. Mes trésors dans un petit sac en papier, je me sentais  

 légère, si légère en marchant jusqu'à l'arrêt du bus malgré un autre sac,

beaucoup plus lourd.  

Je les ai couvés du regard et déjà j'imaginais tous les voyages, qu'à leur

contact, j'allais faire.  Ces écrivains jamais lus qui vont entrer dans ma vie.

D'autres, connus, aimés, qui me proposent de nouvelles rencontres.

Je suis pauvre mais je suis riche. De tous ces univers à toucher, humer,

ouvrir, fermer. Ces pages qu'on tourne les une après les autres, ces

histoires, ces fragments de soi, ces mondes dans lesquels on pénètre et

qui vous pénètrent pour faire partie intégrante de votre histoire.  

Les livres sont mes alliés, ils me grandissent, apaisent mon âme même

s'ils me bouleversent. 

Ils m'emportent, ils m'emportent... mais peut-être avez-vous envie de 

savoir lesquels j'ai emporté, moi, dans mon sac en papier ?

J'avais ma petite liste...D'auteurs ou de titres...

 

 

 Dans le scriptorium - Paul Auster

 

Sanctuaire - William Faulkner

 

Un  territoire fragile - Eric Fottorino

 

Baisers de cinéma - Eric Fottorino

 

 La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs

 

Lettres à Fanny - John Keats

 

Ces mots qui nourrissent et apaisent - Charles Juliet

(celui-là n'est pas en édition de poche...Mais je n'ai

pas pu me résoudre à le remettre en rayon...)

 

 

 

 




Published by Petit Poucet rêveur - dans A l'ancre de mes mots
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 20:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                              Vivez si m'en croyez,

                                                              n'attendez à demain,

                                                              cueillez dès aujourd'hui

                                                               les roses de la vie.

 

                                                                           Pierrre de Ronsard

                                                                                                                              poète français, 1524-1585

 

 

 


Published by Petit Poucet rêveur - dans Le souffle des poètes
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 22:28

 

 

 

 

Sur la grande place d'Athènes, le marché offrait ses étals

débordant de tous les produits du sol, de toutes les pro-

ductions de l'art des orfèvres, de la science des artisans

en vêtements et en chaussures, de l'ingéniosité des ta-

pissiers et des ébénistes.

Le philosophe Socrate, pieds nus comme toujours et vêtu

de sa vieille et unique toge, se promenait de l'un à l'autre,

l'oeil intéressé et charmé par ces richesses et ces beautés.

Un de ses disciples l'aborde, étonné :

" Comment toi, Maître, qui nous enseignes la frugalité de la

vie et la limitation des désirs, t'intéresses-tu au marché de

l'Agora, à ces richesse tentantes, à tous ces biens, à toutes

 ces possessions ?

-C'est parce que j'aime y découvrir la quantité

de choses sans lesquelles je peux vivre heureux. " 

 

 

 

                                                          

                  Apologue de l'Orient

 

 

 

 


 

Published by Petit Poucet rêveur - dans A méditer
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 20:12

 

 

 

 

       RENCONTRE

 

 

            Vers moi il a levé

            un sourire délavé,

            fraîchi de gratitude.

 

 

            Pourtant, j'avais donné

            juste un bonjour discret,

            au vieil homme arrimé

            au banc de solitude.

 

 

                                     Colette Muyard

 

 

 

Si vous avez une photo, peinture, dessin suceptible

d'illustrer ce poème de Colette,

je l'accueillerais avec un vif plaisir !

 

 

 


Published by Petit Poucet rêveur - dans La part des autres
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:40

 

 -19-06-09-022.jpg

 

                                                        "  Parmi toutes mes roses 

                                  La plus rouge sera pour le mendiant

                                      Qui boîte plus bas que la route  "

 

 

                                                                       René Guy Cadou

                                                                 dans Les Amis d'enfances

 

 

 


 

 

Published by Petit Poucet rêveur - dans Le souffle des poètes
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Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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          Photo : Julie

100 recherches = un arbre planté.
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