Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 15:03

 

                                                                           Mardi 17 août  

Une pause dans ma pause musicale. Hier j'ai déclaré forfait.

Il fallait que je récupère un peu. Vendredi rentrer à minuit.

Samedi à 0h 45, dimanche à 1h45...Des allers-retours en train...

Alors hier ma fille est partie seule. Cela m'aurait plu de voir

Renan Luce mais j'avais vraiment besoin de repos. Je n'ai plus

vingt ans...quoique je n'étais pas plus vaillante à vingt ans.

Pas très tranquille tout de même qu'elle fasse le voyage seule

surtout si tard. Elle a beau avoir vingt ans, elle, les humains

déshumanisés sont partout. Sans compter les soulards. 

J'ai reçu une série de SMS depuis le moment où elle attendait

le bus pour se rendre à la gare jusqu'au moment où elle repre-

nait le train en sens inverse pour rentrer à la maison. Le concert

commencé avec une demi-heure de retard. Il pleuvait depuis

une heure et elle était déjà trempée. Sur la scène, des hommes

s'activaient avec de grandes raclettes pour tenter d'évacuer l'eau.

Le concert a quand même commencé...Et Renan Luce a fini par

avoir les cheveux complètements mouillés...

                                                                                                                  

 

 

 

                                                                                Mercredi 18 août

A force de prendre le train trois jours de suite, je n'ai pas pu

m'empêcher de penser  à ce hall de gare que j'évoquais en

entamant ma deuxième année de blogueuse. Et aux mots de

Jeanne et à ce sourire sur mon visage qu'elle ne pouvait pas voir.

       "Mais s'il te plait, ne le transforme pas en hall de gare !

        C'est plein de courants d'air, de bruits, de bousculades,

        et de séparations ...

        Longue et douce vie à ton blog et merci de l'avoir créé et

       de le nourrir. Ton chemin nourrit aussi la lectrice que je suis."

J'ai promis à Jeanne...Mais si j'ai fait allusion à ce hall de gare,

c'est en raison de son va-et-vient incessant, un peu comme ici

avec tous ces noms qu'on ne lit qu'une seule fois ou qu'on ne lit

même pas parce qu'ils ne subsiste aucune trace de passage. 

Si je veux continuer sans trop me faire mal, il faut forcément que

j'envisage cet endroit autrement. Avec un certain recul.  Je crois

que j'ai tort de m'attacher. De me faire du souci pour les autres.

De m'inquiéter de ce qu'ils deviennent quand ils n'écrivent plus 

 depuis un moment.

Peut-être ne faudrait-il pas dire aux autres qu'ils nous touchent.

Peut-être faudrait-il garder ses émotions pour soi, surtout ne pas

se montrer vulnérable. 

Une chose est sûre : je ne prendrai plus l'intiative d'écrire en privé

à qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures. Je n'essayerai plus

d'entrer en amitié avec qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures.

Il vaut mieux mordre sur sa chique comme on dit que se comporter en

mendiante. 

Sauf circonstances exceptionnelles, je ne donnerai plus mon adresse

ni mon numéro de téléphone. 

 La voix d'Erell résonne encore à mes oreilles et depuis notre rencontre

avortée du mois d'avril, je ne cesse de me réjouir du jour où elle aura

enfin lieu. Quant à Chantal,ses conversations me comblent. C'est la

seule personne qui me téléphone et c'est un vrai bonheur. J'avais oublié

que cela existait. Comme bien d'autres choses enfouies sous la mousse

du temps, les ombres du souvenir.

Je n'ai aucun regret d'avoir  donné mes coordonnées  mais, sauf exception,

 j'y mets un terme. 

Il n'y aura donc ni courants d'air, ni bruits, ni bousculade. Juste une vie 

à écrire pour s'approcher un peu plus de soi. Et accrocher ses mots à

ceux des autres, écrivains, poètes d'ici ou d'ailleurs comme des lampions

pour éclairer le voyage piqué de chagrins, de portes verrouillées, de silences

qui s'empilent comme du linge. Voyage tissé de chants doux, de secrets

bien gardés, de rêves emmaillottés dans les étoiles et d'éspérance comme

des mains nues, tendues vers le ciel.

Hier soir, dans ce lit où le sommeil ne venait pas et où les mots, les phrases

alliées aux pensées ne cessaient de s'enfiler les unes à la suite des autres

je me suis dit : une vie à écrire ou à effacer ? Mot à mot. Jusqu'au dernier

point. Comme la mer vient boire le sable et effacer toute trace de pas, de

pâté ou de château.

"Mais il y a des instants qui ont de la mémoire.

L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas

au bonheur une rente." 

 

 

 

 


Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : A l'ancre de mes mots
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (53 )
Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 14:07

 

 

 

 

Du 13 au 22 août

 

            

            Pause musicale... 

 

 

 

                                En raison du Brussels summer festival

                                                                     

 

                                          

 

Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : Pour vous
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (8 )
Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 21:48

 

 

Le 23 juillet 2009, je créais mon espace de toile.

ll s'inscrivait dans une démarche personnelle, vers

un ailleurs mis en mots et que vous pouvez lire ou

relire, ici à droite.

Le temps de rendre cet endroit présentable, de l'apprivoiser,

de voir "comment ça marche", de l'habiller un peu et le 9 août

2009, j'envoyais l'adresse à quelques personnes. Cinq tout au

plus. Et puis j'ai commencé à me balader dans ce gigantesque

monde, chinant comme dans un marché aux puces ou mieux

comme si j'étais dans une librairie !

J'ai découvert des endroits fabuleux. C'est ici que j'ai retrouvé

Lali pour ma plus grande joie. Sans ce lieu, le silence aurait-il

eu le dernier mot ? Nul ne le sait.

La première personne à qui j'ai envoyé le lien c'est Oeil-de-Nuit.

Secrètement j'espérais que ce soit lui qui inscrive la première trace.

Disons que j'aurais trouvé cela symbolique. Mais Oeil-de- Nuit je le

retrouve ailleurs, parfois entre deux silences, depuis quatre ans.

J'étais donc curieuse de voir qui viendrait déposer les premiers mots.

Ce fut Quichottine, découverte la veille sous "l'Ombre du vent". Elle

avait écrit qu'elle reviendrait. Elle est revenue. Elle est toujours là. 

Je n'aime pas les statistiques concernant les blogs mais pour le fun,

je dirai juste que le centième commentaire a été écrit par Colette et

que le millième a été écrit...par Colette ! Je trouve cela assez cocasse...

Je ne vais pas faire un discours mais vous dire, vous redire merci d'être

là, avec moi. Merci à celles qui, depuis le début, ne me lâchent pas.

Merci à celles (et à ceux-ils sont rares)qui donnent de la vie à cet

ailleurs,qui livrent des pans de leur propre vie. 

Merci du fond de ce coeur si sensible et rempli d'émotion pour ce bout

de chemin commencé ensemble.

C'est parti pour une deuxième année. Et parfois je me dis qu'il faudrait

peut-être envisager cet endroit comme un hall de gare. Là où on n'est

que de passage, entre deux destinations, entre aller et retour. Là où on

s'engouffre dans  un va-et-vient, entre départ et arrivée. 

Je ne pense pas que les gares soient des lieux propices à des amitiés 

mais il arrive que quelqu'un nous accompagne sur le quai ou nous

attende sur un autre quai. Ou plus loin.

"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Ah j'aimerais tant

que quelqu'un m'attende quelque part. Cette phrase d'Anna Gavalda

s'impose toute seule, parce qu'ici aussi, il est question de voyage. Et que

vous en faites partie.

 

M E R C I...

 

 

 


 

 

Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : Pour vous
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (11 )
Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 21:14

 

 

 

 

 Je ne pouvais pas vraiment me le permettre mais je l'ai fait quand même.

 Hier après-midi. J'ai craqué. Pas pour une vétille, ni un caprice. Non.

Pour quelque chose d'important. Qui nourrit, abreuve. Et m'apporte un

bonheur incomparable. Je me suis acheté des livres. Avec une véritable

jubilation. Tous en édition de poche bien sûr. Heureusement qu'elles 

existent. Il me faudra rogner sur autre chose, bien que je me demande

sur quoi ce sera encore possible. Mais cela n'a aucune prise sur la joie

que j'éprouve. Mes trésors dans un petit sac en papier, je me sentais  

 légère, si légère en marchant jusqu'à l'arrêt du bus malgré un autre sac,

beaucoup plus lourd.  

Je les ai couvés du regard et déjà j'imaginais tous les voyages, qu'à leur

contact, j'allais faire.  Ces écrivains jamais lus qui vont entrer dans ma vie.

D'autres, connus, aimés, qui me proposent de nouvelles rencontres.

Je suis pauvre mais je suis riche. De tous ces univers à toucher, humer,

ouvrir, fermer. Ces pages qu'on tourne les une après les autres, ces

histoires, ces fragments de soi, ces mondes dans lesquels on pénètre et

qui vous pénètrent pour faire partie intégrante de votre histoire.  

Les livres sont mes alliés, ils me grandissent, apaisent mon âme même

s'ils me bouleversent. 

Ils m'emportent, ils m'emportent... mais peut-être avez-vous envie de 

savoir lesquels j'ai emporté, moi, dans mon sac en papier ?

J'avais ma petite liste...D'auteurs ou de titres...

 

 

 Dans le scriptorium - Paul Auster

 

Sanctuaire - William Faulkner

 

Un  territoire fragile - Eric Fottorino

 

Baisers de cinéma - Eric Fottorino

 

 La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs

 

Lettres à Fanny - John Keats

 

Ces mots qui nourrissent et apaisent - Charles Juliet

(celui-là n'est pas en édition de poche...Mais je n'ai

pas pu me résoudre à le remettre en rayon...)

 

 

 

 




Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : A l'ancre de mes mots
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (9 )
Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 20:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                              Vivez si m'en croyez,

                                                              n'attendez à demain,

                                                              cueillez dès aujourd'hui

                                                               les roses de la vie.

 

                                                                           Pierrre de Ronsard

                                                                                                                              poète français, 1524-1585

 

 

 


Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : Le souffle des poètes
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (5 )

29-ao-t-2009-358.jpg
Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

 

 

                     21 juillet 2009

                                                                                   

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