Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:01


"De mon enfance, je conserve un souvenir ébloui.
Jusqu'au jour où on m'a mis à l'école.
Depuis lors on m'a volé mon âme et plus jamais
je ne l'ai retrouvée.
Cette douloureuse recherche est toute l'histoire
de ma peinture."



  Léon Spilliaert

 Peintre belge 1881 - 1946





"Spilliaert.
Le nom claque,
au début comme un fouet
sur la croupe d'un cheval de trait,
puis il reluit,
brise-lame humide,
glissant, algueux,
pour se résoudre
en une sonorité
plus minérale,
celle du sable qui,
en lignes de fuite infinies,
bordait encore uniformément
la côte belge,
au début du XXe siècle.
Avant l'envahissement.
Avant la saturation.
[...]

Léon Spilliaert se fit le peintre
du vent, du silence et des instants suspendus."



     Frédéric Saenen


 

 


 

 

 



 

 



 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

encre de Chine, aquarelle et crayon, 64 x 48 cm

 

link

Partager cet article

Repost 0
Published by Petit Poucet rêveur - dans A méditer
commenter cet article

commentaires

Quichottine 03/12/2009 18:03


Très belle image...

Je comprends ce qu'il veut dire, même si je n'ai pas le même ressenti.


Petit Poucet rêveur 03/12/2009 21:12


Merci à toi. Cela m'a fait très plaisir de te retrouver ce soir.


Ut 02/12/2009 15:57


Je ne connaissais pas.... tout en rondeurs comme une toile féminine.. j'aime beaucoup! Merci :)


Petit Poucet rêveur 02/12/2009 22:11


Merci à toi, Ut...Je suis contente que tu aimes !
Bonne fin de soirée à toi.


Jean 02/12/2009 09:49


Merci pour le lien , j'ai également pu visionner la vidéo !
Très tonique , vivifiante !

L'école fait ce qu'elle peut ...ou faisait ce qu'elle pouvait ...
Le problème , ce n'est pas l'école en elle même , c'est que l'école est un des éléments que la société utilise pour formater les individus .

Ce n'est pas contre l'école qu'il faut lutter , c'est contre les conditionnements dont nous sommes victimes à tout âge .

Par exemple , il y a deux semaines , personne ne voulait se faire vaccinner .
Le gouvernement , pour ne pas être ridicule d'avoir payé très cher 91 millions de doses inutilement , demande un matraquage intensif des médias , faisant peur en agitant le chiffre de 22 décés en
France .
Mais ce même gouvernement se garde bien de préciser que la grippe normale fait chaque année 3000 morts en France .

Certes , les 22 décés sont comptés au milieu de l'épidémie et pas à sa fin , mais la comparaison entre 22 et 3000 montre bien à quel point l'école n'est pas la seule à formater nos esprits .


Petit Poucet rêveur 02/12/2009 22:10


Merci pour votre enthousiasme !
Et pour votre point de vue qui fait, encore une fois, la part des choses. Je suis  d'accord avec vous...
Bonne fin de soirée, Jean.


Danièle 02/12/2009 01:10


L'Ame est tendre et fragile chez les enfants (même chez les pas enfants !)
Il faut en prendre soin.
J'ai trouvée très triste cette parole "on m'a volé mon âme et plus jamais je ne l'ai retrouvée"...
Je crois qu'il m'est arrivé cette même chose si triste.. Mais je crois aussi que je l'ai retrouvée, cette âme..


Petit Poucet rêveur 02/12/2009 22:06


Si tu l'as retrouvée alors je suis un peu rassurée...
Merci Danièle.


.tilk 02/12/2009 00:17


moi aussi j'ai des souvenirs terribles de mon enfance
et c'est le contraie c'est l'école qui m'a sauvé
besos
tilk


Petit Poucet rêveur 02/12/2009 21:32


Je suis très touchée, Tilk, que tu aies, de ton enfance, des souvenirs terribles. Soulagée que l'école t'a sauvé...Ce qui est vrai pour l'un ne l'est pas forcément pour l'autre, on a chacun son
parcours...
Besos...Je trouve ce mot si beau !
Merci, Tilk.


Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

Recherche

Plantez des arbres...

Choisissez ETHICLE et plantez des arbres.

DSCF1085.jpg
          Photo : Julie

100 recherches = un arbre planté.
http://www.ethicle.com

Archives

Je soutiens



                                        Médecins du Monde
                                                                et
                                                              
                                              G
reenpeace