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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 14:19

 

 

Enfantement.

 De l'aube au crépuscule de la vie.

Lutte incessante, à armes inégales.

Je ne voudrais plus revivre ces déferlantes

qui prennent le ventre d'assaut.

Au point que vous vous confondez

avec la douleur.


Tu enfanteras dans la douleur.

Et elle ne te quittera jamais.

 

Ce qu'on a été capable de supporter dans l'attente 

frémissante de l'explosion vitale, quand le corps,

jeune et fier, porte son fruit, on ne le supporte plus

quand les forces s'amenuisent, quand on a donné

tout ce qu'on pouvait donner. 

On a supporté les fièvres, les maladies, les nuits

décomposées, les mises au lit, tous les apprentissages

à donner. Avec ses failles, ses limites, avec tout ce qu'on

ne comprenait pas, on a avancé dans l'inconnu.

Jusqu'à faire, au cours d'une vie, des centaines et des

centaines de mises au monde. A l'image de ces centaines

d'histoires que vous avez lues. 

Des mises au monde, on en a raté  aussi d'autres centaines.


Tu enfanteras dans la douleur.

Et elle ne te quittera jamais.

 

Il y a ces moments où l'amour et tout ce que vous avez donné

semble révolu, dépassé.  Où tout ce que vous avez fait, tenté

de construire semble s'écrouler comme un château de cartes. 

Tout vous échappe, même le sens de la vie.

Seules demeurent des impasses.

Et la certitude qu'il n'y a pas de délivrance.

Une mère ne porte pas ses enfants juste neuf mois,

elle les porte tout au long de sa vie. 

 

 

 

 

 

 

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Published by Petit Poucet rêveur - dans Le coeur au bord des mots
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commentaires

Quichottine 04/08/2010 11:11


... Je ne dis rien... mais je sais que tu as raison.


Petit Poucet rêveur 05/08/2010 21:25



 


Tu dis...suffisamment :)


Bonne fin de soirée, Quichottine.



l oursonne 01/08/2010 10:22


Je viens de visiter à mon tour, Petit Poucet... Je découvre ton monde fait de poésie, de musique et de délicatesse... Je crains presque de faire trop de bruits avec mes mots.
J'aime et je reviendrai.


Petit Poucet rêveur 01/08/2010 21:39



 


Bonsoir, Oursonne...Je te souhaite la bienvenue dans ce monde que tu aimes déjà...Et déjà tes mots me touchent...Oh non, ne crains rien ! Tes mots font du bien ! Et ils clapotent doucement...



tilk 01/08/2010 00:59


on ne donne pas la vie pour rien...et apres il faut se la donner aussi... redevenir...
besos sinceros
tilk


Petit Poucet rêveur 01/08/2010 21:36



Oui...Soupir...


Merci à toi.



erell 31/07/2010 09:18


Quelle terrible douleur!
Je suis pour le moment bien éloignée des temps où les enfants presqu'adultes se détournent de leur parent, mais je me représente combien cela doit être un terrible déchirement, une trahison
brûlante...
Je n'ai pas de propos réconfortants pour calmer ta douleur, mais je peux te tendre mon épaule comme un refuge ami, et te dire que tu es une belle âme, et que si personne ne prends soin de toi tu
dois le faire toi. Je suis certaine que dans quelques années, ils y verront plus clair et éprouveront de la reconnaissance. Peut-être faudra-t-il qu'ils deviennent parents eux-même pour mesurer
tout ce qu'ils ont reçu.
Bon week-end à toi.


Petit Poucet rêveur 31/07/2010 21:42



 


J'espère que ton épaule est solide :)


Je te répondrai plus longuement par mail, Erell. D'ailleurs il me semble te devoir une réponse depuis...longtemps !


Merci beaucoup.


 



gazou 30/07/2010 08:42


oui, mais quand ils sont grands, il nous faut les porter avec discrétion pour ne pas les gêner dans leur liberté..J'ai connu tant de mères abusives qui, en croyant aimer leurs enfants, n e
faisaient au contraire que leur mettre des barrières
Ton article est très bien écrit


Petit Poucet rêveur 31/07/2010 21:39



 


Oui, mais quand ils sont grands, ils ont peut-être eu tellement de liberté qu'à certains moments c'est vous qui avez l'impression d'étouffer.


Merci, Gazou.



Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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