Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 21:14

 

 

 

 

 Je ne pouvais pas vraiment me le permettre mais je l'ai fait quand même.

 Hier après-midi. J'ai craqué. Pas pour une vétille, ni un caprice. Non.

Pour quelque chose d'important. Qui nourrit, abreuve. Et m'apporte un

bonheur incomparable. Je me suis acheté des livres. Avec une véritable

jubilation. Tous en édition de poche bien sûr. Heureusement qu'elles 

existent. Il me faudra rogner sur autre chose, bien que je me demande

sur quoi ce sera encore possible. Mais cela n'a aucune prise sur la joie

que j'éprouve. Mes trésors dans un petit sac en papier, je me sentais  

 légère, si légère en marchant jusqu'à l'arrêt du bus malgré un autre sac,

beaucoup plus lourd.  

Je les ai couvés du regard et déjà j'imaginais tous les voyages, qu'à leur

contact, j'allais faire.  Ces écrivains jamais lus qui vont entrer dans ma vie.

D'autres, connus, aimés, qui me proposent de nouvelles rencontres.

Je suis pauvre mais je suis riche. De tous ces univers à toucher, humer,

ouvrir, fermer. Ces pages qu'on tourne les une après les autres, ces

histoires, ces fragments de soi, ces mondes dans lesquels on pénètre et

qui vous pénètrent pour faire partie intégrante de votre histoire.  

Les livres sont mes alliés, ils me grandissent, apaisent mon âme même

s'ils me bouleversent. 

Ils m'emportent, ils m'emportent... mais peut-être avez-vous envie de 

savoir lesquels j'ai emporté, moi, dans mon sac en papier ?

J'avais ma petite liste...D'auteurs ou de titres...

 

 

 Dans le scriptorium - Paul Auster

 

Sanctuaire - William Faulkner

 

Un  territoire fragile - Eric Fottorino

 

Baisers de cinéma - Eric Fottorino

 

 La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs

 

Lettres à Fanny - John Keats

 

Ces mots qui nourrissent et apaisent - Charles Juliet

(celui-là n'est pas en édition de poche...Mais je n'ai

pas pu me résoudre à le remettre en rayon...)

 

 

 

 




Par Petit Poucet rêveur - Publié dans : A l'ancre de mes mots
Pour quelques mots à partager... - Passeuses, passeurs de mots (9 )
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Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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