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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 19:35


Le moment approche où je vais devoir me résoudre à quitter ce Train pour Lisbonne.
Faire le deuil de ce livre comme de la vie qui passe. Hier je n'ai pas pu.
J'ai lu les treize dernières pages sans tourner la dernière où il ne reste que quelques
lignes avant le point final.
J'ai aimé ce voyage avec Grégorius.  Aimé lire avec lui le
 livre d'Amadeu de Prado.
Pour prolonger un peu le voyage, j'y ai ajouté l'une ou l'autre escale y intercalant
quelques nouvelles tirées du recueil de Noëlle Châtelet "Histoires de bouches"
et de
celui de Marc Villard "J'aurais voulu être un type bien".

Savoir malgré tout que le blanc après les derniers mots n'est pas la fin. Le blanc est
l'espace où l'histoire continue pour le lecteur. Le livre est en lui, fait partie de lui,
de
sa propre histoire.
Même refermé le livre creuse son chemin en soi et il demeure toujours
une invitation
à un autre voyage.



"Et, ensuite, après les cours il restait dans la bibliothèque avec sa mémoire
phénoménale, et ses yeux sombres, de leur regard extraordinairement concentré,
abstrait du monde, et que même la plus forte détonation n'aurait pu distraire,
absorbaient tous ces gros livres, ligne après ligne, page après page.
"Quand Amadeu lit un livre, disait un autre professeur, il n'en reste plus une seule
 lettre. Il avale non seulement le sens, mais aussi l'encre d'imprimerie. "
C'était ainsi : les textes semblaient disparaître intégralement  en lui et tout ce qui
 restait ensuite sur les rayonnages , ce n'étaient plus que des enveloppes vides
.
"


                                                                                                  
                                                                           Train de nuit pour Lisbonne


                                                                                                                     Pascal Mercier





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commentaires

Annick 02/02/2010 12:55


Ne pas tourner la dernière page. Ne pas aller au point final.Attendre le lendemain.

Quelle retenue. Je ne sais pas faire cela.


Petit Poucet rêveur 02/02/2010 22:11


Je crois que c'est la première fois que je le ressens si fort...Je n'avais pas envie de quitter ce livre et d'autre part j'avais un peu peur de la fin...Mais il n'y avait aucune raison...
Merci Annick.


Danièle 23/01/2010 01:13


Tout pareil, tout comme Marcelle ! Je ressens fort le besoin de savoir certains ouvrages habitant ma maison.


Petit Poucet rêveur 23/01/2010 21:01


De connivence aussi avec ma fille de 19 ans...


pâques marcelle 21/01/2010 20:59


J'ai toujours aimé les bibliothèques, les livres sont mes compagnons, mais il arrive que la lecture achevée, je cours acheter ce livre car il est devenu un ami dont je ne puis me séparer :-)
Bises
Marcelle


Petit Poucet rêveur 23/01/2010 21:00


La plus jeune de mes filles aussi...Elle a participé pendant plusieurs années au "Prix ado-lisant"
selon une sélection de livres faite par les bibliothèques ici. Tous les livres qu'elle a aimés, il était impensable de ne pas les acheter... Je lui en ai offert beaucoup...
Merci Marcelle.


Danièle 20/01/2010 23:39


Un bonsoir déposé
Tu vas bien ?


Petit Poucet rêveur 23/01/2010 14:02


Je t'ai répondu via le texte...
Merci encore, Danièle...


Lali 20/01/2010 14:53


« Même refermé le livre creuse son chemin en soi et il demeure toujours une invitation à un autre voyage. »
Je ne pourrais mieux dire. De plus, cela s'applique tellement bien en ce qui concerne ce livre que j'ai eu du mal à fermer et que j'ai étiré sur des mois pour ne pas le finir...


Petit Poucet rêveur 23/01/2010 14:01


Je l'ai terminé...
Merci Lali...


Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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