Partager l'article ! Pause musicale - II: &nb ...
Naître
Mardi 17 août
Une pause dans ma pause musicale. Hier j'ai déclaré forfait.
Il fallait que je récupère un peu. Vendredi rentrer à minuit.
Samedi à 0h 45, dimanche à 1h45...Des allers-retours en train...
Alors hier ma fille est partie seule. Cela m'aurait plu de voir
Renan Luce mais j'avais vraiment besoin de repos. Je n'ai plus
vingt ans...quoique je n'étais pas plus vaillante à vingt ans.
Pas très tranquille tout de même qu'elle fasse le voyage seule
surtout si tard. Elle a beau avoir vingt ans, elle, les humains
déshumanisés sont partout. Sans compter les soulards.
J'ai reçu une série de SMS depuis le moment où elle attendait
le bus pour se rendre à la gare jusqu'au moment où elle repre-
nait le train en sens inverse pour rentrer à la maison. Le concert
a commencé avec une demi-heure de retard. Il pleuvait depuis
une heure et elle était déjà trempée. Sur la scène, des hommes
s'activaient avec de grandes raclettes pour tenter d'évacuer l'eau.
Le concert a quand même commencé...Et Renan Luce a fini par
avoir les cheveux complètements mouillés...
Mercredi 18 août
A force de prendre le train trois jours de suite, je n'ai pas pu
m'empêcher de penser à ce hall de gare que j'évoquais en
entamant ma deuxième année de blogueuse. Et aux mots de
Jeanne et à ce sourire sur mon visage qu'elle ne pouvait pas voir.
"Mais s'il te plait, ne le transforme pas en hall de gare !
C'est plein de courants d'air, de bruits, de bousculades,
et de séparations ...
Longue et douce vie à ton blog et merci de l'avoir créé et
de le nourrir. Ton chemin nourrit aussi la lectrice que je suis."
J'ai promis à Jeanne...Mais si j'ai fait allusion à ce hall de gare,
c'est en raison de son va-et-vient incessant, un peu comme ici
avec tous ces noms qu'on ne lit qu'une seule fois ou qu'on ne lit
même pas parce qu'ils ne subsiste aucune trace de passage.
Si je veux continuer sans trop me faire mal, il faut forcément que
j'envisage cet endroit autrement. Avec un certain recul. Je crois
que j'ai tort de m'attacher. De me faire du souci pour les autres.
De m'inquiéter de ce qu'ils deviennent quand ils n'écrivent plus
depuis un moment.
Peut-être ne faudrait-il pas dire aux autres qu'ils nous touchent.
Peut-être faudrait-il garder ses émotions pour soi, surtout ne pas
se montrer vulnérable.
Une chose est sûre : je ne prendrai plus l'intiative d'écrire en privé
à qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures. Je n'essayerai plus
d'entrer en amitié avec qui que ce soit. Risque trop grand d'écorchures.
Il vaut mieux mordre sur sa chique comme on dit que se comporter en
mendiante.
Sauf circonstances exceptionnelles, je ne donnerai plus mon adresse
ni mon numéro de téléphone.
La voix d'Erell résonne encore à mes oreilles et depuis notre rencontre
avortée du mois d'avril, je ne cesse de me réjouir du jour où elle aura
enfin lieu. Quant à Chantal,ses conversations me comblent. C'est la
seule personne qui me téléphone et c'est un vrai bonheur. J'avais oublié
que cela existait. Comme bien d'autres choses enfouies sous la mousse
du temps, les ombres du souvenir.
Je n'ai aucun regret d'avoir donné mes coordonnées mais, sauf exception,
j'y mets un terme.
Il n'y aura donc ni courants d'air, ni bruits, ni bousculade. Juste une vie
à écrire pour s'approcher un peu plus de soi. Et accrocher ses mots à
ceux des autres, écrivains, poètes d'ici ou d'ailleurs comme des lampions
pour éclairer le voyage piqué de chagrins, de portes verrouillées, de silences
qui s'empilent comme du linge. Voyage tissé de chants doux, de secrets
bien gardés, de rêves emmaillottés dans les étoiles et d'éspérance comme
des mains nues, tendues vers le ciel.
Hier soir, dans ce lit où le sommeil ne venait pas et où les mots, les phrases
alliées aux pensées ne cessaient de s'enfiler les unes à la suite des autres
je me suis dit : une vie à écrire ou à effacer ? Mot à mot. Jusqu'au dernier
point. Comme la mer vient boire le sable et effacer toute trace de pas, de
pâté ou de château.
"Mais il y a des instants qui ont de la mémoire.
L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas
au bonheur une rente."
Oui, le voyage a bel et bien
commencé.

Médecins du Monde
et
Greenpeace
A quoi bon vivre alors ?
etre prudente certes...ne pas nourrir des espoirs insensés et vivre dans l'attente continuelle de ce que l'autre, espère-t-on, pourra nous apporter..La source est en nous-même...
J'ai fait trois rencontres cet été de personnes connues par le blog*
je ne sais ce qu'il en adviendra..mais j'en suis heureuse...Les rencontre, c'est ce qui donne du sel à la vie..mais les autres donnent ce qu'ils peuvent , il ne faut pas leur demander plus
Repose-toi bien ,Petit Poucet, tu en as besoin je crois.
Non, je n'ai pas dit que je refusais d'entrer en amitié, au contraire, mais que je ne chercherais plus à entrer en amitié : la nuance me paraît importante. Il faut être deux et si l'autre n'en veut pas, vous ne pouvez pas forcer sa porte. En tout et pour tout, en une année de blog, trois personnes ont pris l'initiative de m'écrire par mail. Mais ce n'est pour autant qu'une conversation s'installe. Alors des questions qui restent sans réponse, des réponses qui ne viennent pas, pas que des réponses d'ailleurs, des mails qui se perdent, un peu ras-le bol.
C'est merveilleux que tu aies pu faire ces rencontres. Moi aussi j'aimerais rencontrer des personnes mais il ne suffit pas de le souhaiter.
A quoi bon vivre, c'est ce que je me demande souvent, dans mes moments de tristesse et de blues...
Je repars dans une heure...demain, repos :-)
Merci pour cette longue réponse, Gazou. Je t'embrasse.
Probablement que je ne mérite pas ton amitié.
Et pourtant, je tiens à celle-ci. Malgré mon inconstance. Mes silences. Mes faux départs.
L'habitude de vivre en exil de liens au quotidien aura fini par faire de moi une bien mauvaise amie. Même à distance.
Lali...
Je t'ai lue hier juste après avoir répondu à Gazou. Mais impossible de poser des mots comme cela, vite fait...Et il y avait le bus à prendre pour aller à la gare. Alors dans le train, j'ai sorti mon carnet et sur la tablette devant moi, je t'ai écrit. Aucune femme, jamais, ne m'a écrit de tels mots. C'est moi qui suis émerveillée de l'attention que tu m'accordes, d'avoir bien voulu commencer cette conversation qui nous emmène si loin l'une et l'autre.
Je suis émerveillée avec toi comme je peux l'être avec Philippe Besson. Qu'un homme comme lui puisse "perdre" du temps à écrire quelques mots à une lectrice comme moi, si banale...Toi, c'est un peu pareil...Tu es si riche, de connaissances, de contacts, tu as une vie si pleine, si intéressante et devant toi je viens étaler toutes mes pauvretés...Je me sens si minable avec ma petite vie...Et c'est vrai que j'ai un contentieux avec les silences...Mais ce que j'ai écrit ne s'adresse pas à toi personnellement.
Je t'ai connue bien avant de commencer mon espace de Toile. Tu es la seule blogueuse qui a entamé cette conversation avec moi et qui la poursuis toujours.Tu te souviens ? Le jour où j'ai débarqué chez toi, je t'ai dit que j'aimerais avoir tes coordonnées. J'étais séduite et surprise de me retrouver au Québec et en même temps chez moi...Et tu m'as envoyé tes coordonnées... Depuis ce moment, je suis bien heureuse de partager tant de choses avec toi.
Une phrase m'est revenue en mémoire : "La grande amitié n'est jamais tranquille." Je ne sais pas de qui c'est. Tu es une véritable amie, Lali. Je t'aime beaucoup. Et ce n'est certainement pas un hasard si Oeil-de-Nuit et toi vivez si près l'un de l'autre...Car "les hasards sont des rendez-vous qu'on n'avait pas prévus", une phrase de toi que j'ai retenue.
Merci infiniment pour tes mots. Je t'embrasse très très fort.
avec tous ces destins qui se croisent...
besos
tilk
Moi aussi , Tilk, j'aime bien les halls de gare. Tous ces départs, ces arrivées, ces destins qui se croisent comme tu dis, m'inspirent beaucoup.
Merci à toi...
besos
tilk
C'est peu probable mais j'ai bien envie de te dire oui, peut-être...C'est bon de rêver :)
Merci, Tilk, pour le sourire en te lisant...
Je pense qu'il ne faut pas se livrer entièrement. Les liens virtuels n'égalent pas les liens réels. Ils sont différents. Pourtant, ils n'en n'ont pas moins de valeur.
Et les belles rencontres sont toujours possibles.
Merci Fabeli.
Ton commentaire ne manquera pas de nourrir un texte qui s'écrit, d'abord par bribes, sur le papier...
Belle après-midi.
qui quelque part rejoingent les miens
tu dis bien ce que je pense en ce moment le vide
que je ne sais pas dire
que je ne veux pas dire
Et touchée par les tiens, Jeanne...
Merci beaucoup.
ta banière est belle
et le texte "se couler vers un ailleurs"
qui parle de mer et de vagues me touche particulièrement
Merci, Jeanne ! C'est un collage que j'ai réalisé l'été dernier au cours d'un stage avec une merveilleuse artiste, j'en avais parlé aussi. Mais je trouve que le rendu n'est pas vraiment satisfaisant...Ma fille qui va bientôt être délivrée du poids de ses études, va certainement pouvoir faire quelque chose pour améliorer cela...
J'aime beaucoup ce texte que j'ai écrit...et je suis heureuse qu'il te touche.
Merci Gazou...Tes mots sont toujours fortifiants et apaisants à la fois...Malgré tous mes moments de découragement, de déprime, de faiblesse physique, je reste confiante...
Tu auras bientôt une petite surprise :)
Une toute petite surprise mais elle devrait te faire plaisir :)
Belle fin de dimanche à toi, Gazou.
Que te dire ? On n'entre pas en amitié comme en religion, on ne mendie pas l'amitié... Elle naît un jour.
Et, une fois là, elle "est", c'est tout.
"Naître plus loin", cette renaissance que tu attendais, ne l'efface pas, ne l'arrête pas. Tu as commencé le chemin, c'est un chemin pas forcément facile, semé d'embûches... mais avec aussi les moments de douceur et de beauté sans lesquels rien ne vaudrait la peine d'être vécu.
Une rose a ses épines, l'amitié a aussi ses moments d'incompréhension. Personne n'est infaillible...
Cependant, ce qui se construit au jour le jour, ce voyage que tu as entrepris vers les autres mais aussi vers cet espace qui serait tien, est peuplé d'êtres comme toi, qui se cherchent, qui espèrent, qui trouvent parfois des mots ou ne les trouvent pas.
C'est seulement "humain".
Tu vois, en ce moment, j'ai très peu de temps devant mon écran... si peu que cela en devient presque inquiétant. Mon seul commentaire du jour sera pour toi. Pour que tu saches que je suis passée... un moment éphémère, sans aucun doute, mais sincère.
La vie est à écrire, pas à effacer.
Passe une belle journée.
Et un peu agacée aussi que Nousdeux007 (Jeanne du commentaire un peu au dessus) entretienne l'ambiguité.
Ce n'est pas la première fois et je le déplore ! Je n'ai absolument rien à voir avec leS siteS et blogS de ceS personneS.
Amicalement, Petit Poucet et j'apprécie ta réponse à Gazou.
Je suis vraiment désolée, Jeanne...C'est moi qui n'ai pas été assez vigilante. Dans ma tête, tu es "Jeanne" et je n'ai pas fait attention qu'il manquait "Fadosi". Cela aurait pu être toi quand même mais j'aurais dû prendre le peine de vérifier en allant sur le blog, ce que je n'ai pas fait...
J'ai donc répondu à une autre Jeanne en croyant que c'était toi...Voilà, comme cela, les choses sont claires.
Merci à toi !
à bientôt, Petit Poucet. De toute façon, il est clair et net qu'on vit dans une société instable, superficielle et individualiste. Et chacun essaie d'y trouver sa place comme il peut, s'il la trouve, cete place!Bises
geraldine
bises
incapable de donner et même de recevoir...c'est étrange je me suis construit une carapace car parfois j'ai l'impression que la vie me dévore...Les blogs et moi c'est un peu le rapport d'un chat avec la nuit, une évasion, la liberté,mais un chat reste sauvage :-)
Merci pour nos échanges!!
Marcelle
Brigitte
surtout pas l'ambiguité sur les blogs
désolée mais j'ai toujours signé ainsi
je ne vais donc pas changer aujourd'hui
Nous avons eu un mois d'Août extrêmement chaud et humide qui m'a contrainte à abandonner la blogosphère, cette chaleur et cette humidité m'ayant rendue malade.
Je reprends donc le chemin des blogs, la météo étant devenue plus clémente, bien que les maxi flirtent encore avec les 36°, mais l'air est moins humide.
Ton article m'émeut profondément.
En toutes choses, la déception est à la hauteur de l'espoir. Et encore plus sur le net.
Je pense que nous sommes nombreux(ses) à avoir éprouvé ce sentiment.
L'amitié se forme au fil du temps, avec ses faiblesses, ses abandons et ses retrouvailles, ses moments d'accord parfait et quelques fois ses distensions.
En marge de nos personnages virtuels, nous existons vraiment, et en tant qu'êtres vivants, chacun de nous a une vie faite de joies et de coups du sort.
Et comme on ne peut pas tout raconter sur le net, il existe des zônes d'ombre qui peuvent gâcher une amitié naissante...... et la déception est infinie.
Et je sens à quel point cela te fait mal.
Tu as bien fait d'écrire cet article :)
Je t'embrasse très fort
J'espère que tu vas bien.
Bisous
Je t'ai dis je crois, je ne sais plus mes faiblesses, mes souffrances, ce long travail entrepris depuis plus d'un an et qui va me mener jusqu'à je ne sais quand.
je rêve moi aussi d'amitiés que je veux donner, que je donne , mais de moments que je ne peux encore pas partager mais qui viendront j'en suis sure.
Je te l'ai dit petit Poucet, viendra le moment ou tu connaitras mon pays de soleil.
Je t'embrasse bien fort
C'est plutôt un jardin en friche où poussent, selon les jours; des fleurs de sourires et d'autres où croissent celles qui furent si chères à Baudelaire ...
Je t'envoie toute mon amitié
j'espère que tu vas bien
besos
tilk
Je t'embrasse Petit Poucet :)
http://www.youtube.com/watch?v=00fx52mE5Is&feature=related
bises
geraldine
Mais y en a qui font la grève !!!
Marcelle
Tu reviens quand ?
Amitiés
Géraldine
Je te comprends mais je t'attends
Amitiés
Rattrape le bien vite !
Bises chaleureuses et pensée !
Dans la vie réelle aussi, on ne connait qu'une toute petite partie des personnes que nous cotoyons, même les plus intimes. C'est inéluctable et peut-être salutaire.
Avec toute ma sympathie
Jeanne Fadosi
Adichat
J'espère que tu nous reviendras bientôt !
bises
geraldine
Marcelle
bises
Qu'il n'y ait pas trop de "si" et beaucoup de bonnes surprises dans ta vie.
Bisous.
besos
tilk
bon weekend xxx