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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 20:44

 

 

 

D'autres instants d'exception...

Dimanche dernier, sur une scène aussi mais beaucoup plus intimiste...

Ma cadette participait à sa dernière évaluation publique à l'Académie,

dans la section des Arts de la Parole. 

Un beau parcours qu'elle a suivi jusqu'au bout : cinq années de diction

et neuf années de déclamation.

Pour la fin de son cursus, elle avait carte blanche. S'en est donné à coeur joie...

Au total : quatre contes, deux slams, un texte audio (enregistré ) et un poème

, en vers, écrit par sa soeur aînée.

Le tout sur trois lieux scéniques. 

Plus des textes de Baudelaire, Dubillard et un module Prévert présentés à deux ,

à trois et à quatre,  et un extrait d' "Alice au pays des merveilles". 

 


 

Dans la cafétaria, investie pour la première fois comme lieu de scène :

" La montagne aux trois questions ", conte de sagesse de Béatrice Tanaka.

 

"Il était une fois un jeune étudiant très malheureux..."

 

 

 

 

Avant-scène :  Alice au pays des merveilles

Le chapelier toqué, le loir endormi, le lièvre de Mars, Alice.

 

 


 

Sur la scène où, pour la première fois également, les spectateurs

ont été invités à prendre place :

 

Le blues de l'instituteur - Grand Corps Malade

 

 

Le texte audio ma fille voulait ussi absolument le faire. Malgré sa longueur.

Elle avait été fortement touchée à la lecture de cette petite plaquette achetée

à la Foire du Livre.

Une façon de donner sa voix aux mots d'une jeune fille dont on ne connait

que le prénom ou ce qui en tient lieu.

J'ai été émue en entendant ma fille terminer par " A toi, Guersande."      

Une façon de lui rendre publiquement hommage. 



      "Quelques temps après le suicide de deux adolescentes, défenestrées du dix-septième étage

       d'un HLM de banlieue, nous recevions ces pages d'une jeune fille de 16 ans, sans titre, sans

       adresse, sans identité.

       Les premiers mots : avant de partir ; à la fin, un prénom : guersande. Ce témoignage étrange,

       peut-être écrit en une seule nuit, à la manière d'une lettre ou d'un télégramme, d'un message

       ultime, nous a violemment émus. Nous avons attendu, cherché un signe de sa provenance :

       rien. Si nous décidons aujourd'hui de le publier, dans sa forme exacte et presque anonyme,

       c'est hors de tout propos extérieur à lui-même - médiatique, sociologique ou littéraire.

       Cette jeune fille, semble-t-il, était seule. Elle a crié seule. Un cri ne dit pas qu'il crie : il crie."

                                          

                                                                                

                                                                                               Le Grand Souffle Editions


 

Mardi, ma fille a reçu le "retour" du jury :

elle a obtenu l'excellence pour l'ensemble de sa prestation !

Un bonheur !

 

 

 

Comme il n'est pas légal de publier ces photos sans l'avis des jeunes interprètes

et après accord passé avec ma fille, elles seront retirées d'ici une semaine.


 

 



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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 21:58

 

 

 

 

Il est au cours d'une vie, des moments de grande perplexité, d'abattement, 

 de doutes inexorables. De désespoir et de dénuement.

Il est aussi des moments d'exaltation, de pure extase où les étoiles sont à

portée de main. 


Dans cette suite de jours sinueux, avec ses méandres de tourments, cette 

 suite de jours où l'obscurité se fait croissante au point de me demander

si la lumière jaillira de nouveau, j'ai vécu samedi soir des instants inégalables,

inoubliables. Prodigieux. Des instants d'exception.


Je sais que j'ai déjà parlé longuement de Wayne Marshall mais je ne peux

passer sous silence ce concert auquel j'ai eu le grand bonheur d'assister. 

Je suis heureuse que la vie m'ait fait ce cadeau-là. Imaginez un homme

qui dirige un orchestre philharmonque depuis son piano pour le Concerto

en fa de Gershwin. Grandiose !

 



Rien que du Gershwin pour ce concert éblouissant qui a transporté les spectateurs

dans un vertige d'émotion et à l'issue duquel Wayne Marshall a reçu une ovation

remarquable. 

Dès que possible, sa musique rentrera  à la maison et je fermerai les yeux pour

toucher à nouveau les étoiles.

 

 

Le site de Wayne Marshall 

Le site de l'OPL

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:12

 

 

 

0006

 

 

 

   C'est vraiment étrange. Il y a des endroits, connus, qu'on ne fréqente pas pendant des années,

sauf exception.

   J'étais déjà rentrée deux fois dans cette belle salle philharmonique du Conservatoire :

la première lors d'une journée " Portes Ouvertes" et la seconde lors d'un concert spécialement

conçu pour les enfants. Pourtant j'ai toujours aimé la musique classique, d'aussi loin que

je me souvienne. Alors pourquoi n'avais-je jamais assisité à des concerts ?

Je n'ai pas de réponse. 


   Cette année, par le biais de l'université, ma cadette reçoit une foule d'informations et d'offres très

intéressantes notamment pour différents évènements culturels. Elle m'avait invité à l'accompagner

pour le concert de " Smetana" dont j'ai parlé ici.

Nous sommes ressorties avec le programme et l'envie d'assister à d'autres concerts. 


   Celui d'hier était particulier puisqu'il s'agissait d'un récital d'orgue.

Quand j'ai vu la photo de Wayne Marshall dans le programme, je me suis dit " Quel bel homme."

Ce visage, ce sourire. Parfois les photos sont trompeuses, dans un sens comme dans l'autre

d'ailleurs mais pour Wayne Marshall, absolument pas. 


 

Quelques mots sur ce musicien fabuleux. 

    Il est né au Royaume-Uni, y a fait ses études musicales ainsi qu'à Vienne.

Wayne Marshall est organiste, pianiste et chef d'orchestre. 

    Comme organiste, il joue dans le monde entier un répertoire extrêmement

large et varié. Paris, Florence, Washington, Birmingham, Rotterdam,

Luxembourg, Vienne, Berlin, Varsovie, Moscou,Singapour, Pékin...

En 2004, il a inauguré l'orgue du Walt Disney Hall de Los Angeles. 

    Comme soliste, il a été invité par l'Orchestre philharmonique de Los Angeles,

les orchestres symphoniques de radio de Suède et de Munich, l'Orchestre

philharmonique de Berlin et celui de Londres. 

    Comme chef d'orchestre, il a dirigé les orchestres de Londres, Strasbourg,

Lyon, Genève, Vienne, Hong Kong, Dallas, toronto, Vancouver et j'en passe...

Prochainement ceux de Turin, Rome, Stockholm, Monte-Carlo...

   En 2004, il a été nommé Docteur honoris causa de l'université de Bournemouth et

en 2010, a reçu du Prince de Galles, le titre de membre d'honneur du Royal College

of Music de Londres.


 

" Wayne Marshall électrise son auditoire par un jeu brillant et virtuose.

Fait remarquable, l'artiste se double d'un communicateur hors pair et

d'un improvisateur redoutable, toujours prompt à reprendre les thèmes

que lui propose le public."


 Hier il jouait pour la première fois à Liège. Des oeuvres de

    Joseph Jongen (1873-1953) le compositeur et organiste liégeois certainement le plus connu. 

  César Franck (1822-1890), le plus connu des organistes du 19ème siècle et qui obtint

en 1872 le poste convoité de professeur d'orgue au Conservatoire de Paris. 

   Baker, né au Texas en 1951, organiste et médecin américain, ayant reçu de nombreux prix

dont plusieurs en France.

   Widor (1844-1937), né à Lyon, venu se perfectionner à Bruxelles avec J.N. Lemmens, succéda

à César Franck au Conservatoire de Paris. 

   Et enfin des improvisations sur " Summertime ", " O sole mio " et la " Cinquième symphonie

de Beethoven " qui nous laissèrent le souffle coupé.

Magistral !

 

   A noter que nous le voyions de dos, ce qui nous a permis de réaliser que l'orgue est un instrument

qui se joue presqu'autant des pieds que des mains...

 

   Ma fille et moi retrouverons cet artiste demain et samedi pour deux autres concerts exceptionnels

à l'occasion de la Fête de la Musique . Je m'en  réjouis !

 

 

 


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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 14:59

 

 

 

Il y a trois salles : une rouge, une bleue, une verte.

Le film que j'ai été voir hier à 17h30 était projeté dans la rouge. Neuf rangées de fauteuils

plus les petites allées latérales.

Le Churchill est un cinéma intime. Avec le Parc, et le dernier-né le Sauvenière,  il fait

partie des Grignoux.

Nous étions huit dans la salle, cinq spectatrices et trois spectateurs dont un jeune

homme. Tous, seuls.

 

J'ai un plaisir fou à renter dans une salle de cinéma. 

Du moins dans celles-là, hors des sentiers battus c'est-à-dire des grosses exploitations.

Qui ne défendent, certes pas, les mêmes valeurs. Car c'est aussi un cinéma engagé,

politique. J'aurai l'occasion d'en reparler.

Des festivals tout au long de l'année. Du court-métrage, dessin animé, du film gay

et lesbien, fantastique, festival du Québec, etc.

Des avant-première. Des rencontres avec réalisateurs, acteurs. Des concerts à la

brasserie Sauvenière, parfois un verre offert.

Et l'été, dans ce même cinéma, projections de films en plein air plus concerts en

terrasse intérieure. J'aime !

Le film que j'ai été voir hier à 17h30, projeté dans la salle rouge, avait déjà quitté

l'affiche  et je ne pensais pas le voir au cinéma. Mais il est revenu pour quelques

projections en juin.

 

Hier, dernière séance de  Departures.

Comment trouver les mots pour en parler ?

C'est un film qui parle de la mort ou plutôt des morts et de " l'aide au voyage ".

Le dernier voyage.

Daigo, jeune violoncelliste, se retrouve sans emploi alors qu'il venait d'être engagé

dans un orchestre philharmonique. Mais les spectateurs sont rares et l'orchestre est

dissous. Et Daigo, cherchant un nouveau travail, va se retrouver dans l' univers des

morts, des rites qui entourent le décès, lavant les corps, les drapant, les maquillant.

J'ai aimé les gestes, d'une grande beauté, la jeune épouse d'une exquise douceur,

la rencontre entre Daigo et son père, la symbolique du caillou, la musique comme ce

soir de Noël où, pour son patron et sa secrétaire, Daigo joue l'Ave Maria de Schubert...

Aimé ces mots prononcés par le vieil homme, celui qui "allume le feu" :

"La mort est une porte. Pour passer à l'étape suivante."

 

Absolument magnifique. 

 

 

 


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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 21:14

 

 

 

C'était hier, aux alentours de dix-huit heures.

A travers la bourdaine, la lumière du soleil.

Je préparais le repas quand le téléphone a sonné.

Au bout du fil une voix féminine, inconnue.

Mais qui, pourtant, connaissait mon prénom.

Après l'avoir prononcé, avec une pointe d'interrogation,

je l'ai entendue ajouter :

-Petit Poucet rêveur ?

Alors j'ai su. Que c'était Chantal. Et je peux vous dire

que s'entendre appeler, en vrai, "Petit Poucet rêveur"

cela fait quelque chose.

Merci à toi, Chantal, d'avoir eu envie d'aller plus loin.

Merci pour cette longue conversation téléphonique

qui a bien duré une heure ! 

Cela n'arrive jamais. Et voila que depuis mon arrivée 

sur la Toile, il m'a déjà été donné d'entendre deux voix,

la première étant celle d'Erellwen.

De biens beaux cadeaux nés simplement par le partage de mots.

 

 

 


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 15:26

 

 

 

 

 

  31 mai 10 025

  

Saoule de blancheur

   elle soulève sa fragilité

     et dessine de sa robe étale

     un poème éphémère.

 

 

31 mai 10 028

 


 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:10

 

 

 

      28 mai 10 035

 

 

 

      Je l'attendais.

       Même s'il ne faut rien attendre.         

       La première fleur. 

       Elle a tant tardé à naître.

       Le temps ne le lui permettait pas.                         

       Aujourd'hui le miracle. 

       Au moins n'ai-je pas honte

       de ce que je suis

       en posant mes yeux éblouis

       sur elle. 

       Je n'ai pas à craindre

       le regard des fleurs.

       Elles ne se détournent pas.

       Ne me blessent pas.

       Elles me consolent des hommes.

 

 

 

28 mai 10 036

 

 

 

 

 


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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:02



D'abord un examen médical qui me faisait très peur.
Ensuite mal au corps. Mal à l'âme. Mal à la vie...
Quelques jours de spleen.
De découragement profond.
De défaite, de fatigue, d'absence à soi-même.

Merci à ceux (surtout celles) qui passent
et laissent une trace dans mon silence...




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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 20:47


Semaine douce. Boostée par l'atelier du week-end dernier, je me sens merveilleusement bien. Enrichie.
Lundi et mardi j'ai terminé le dernier exercice de l'atelier commencé sur place et à poursuivre chez soi.  A faire par deux, via courriels.
Avec des indices à l'intérieur d'une grande enveloppe, (les mêmes pour les deux) écrire une petite nouvelle. L'envoyer à l'autre.
Je lis son texte, je propose un travail de réécriture en respectant sa parole, je m'attache plus particulièrement à la cohérence, concordance des temps, etc.

Quand j'ai sorti les différents élements de l'enveloppe, dimanche à l'atelier, je me suis demandé comment j'allais me débrouiller pour écrire quelque chose...Et puis cela s'est mis en place, à ma grande surprise. Je me suis laissée prendre au jeu. Et cela devient un pur plaisir.
Mercredi j'ai imprimé le texte de ma nouvelle. Je ne l'ai plus relu depuis le moment où je l'ai envoyé. Je retravaille doucement. Il me reste une bonne semaine.

Je me prépare un beau week-end. Aujourd'hui j'ai été chez le coiffeur. Je me suis fait chouchouter. Non seulement j'ai eu un thé mais en plus une gaufre "maison". Et puis "Monsieur" ( il s'appelle Jean-François ) m'a transformée avec une nouvelle coupe. Les joues se creusent, les rides gagnent du terrain mais je me sens belle !  Légère ! J'ai des envies de rire, d'être mutine.
Demain soir, concert à l'Aquilone, là où a eu lieu l'atelier. Cette fois c'est moi qui entraîne ma fille. Peut-être les deux. Et dimanche je vais seule à Bruxelles voir danser Michèle Noiret en solo. Au Théâtre National, un endroit que j'aime beaucoup.
Rien que du bonheur depuis le week-end dernier !




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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 20:40



Dimanche, après l'atelier, j'ai été rejoindre ma fille de 19 ans au Conservatoire pour assister à un concert de l'Orchestre philharmonique. Par le biais de l'université où elle a cours, elle a des offres intéressantes pour assister à des spectacles à l'Opéra, à des concerts, etc.
Ce concert, dimanche, clôturait une semaine intitulée "Visa pour l'Europe". Nous avons  entendu des oeuvres du compositeur tchèque Smetana avec "
la célébrissime Moldau plus justement dénommée Vltava, qui traverse Prague".
Nous étions perchées assez haut déjà, dans une petite loge, mais au moins à un premier rang.

Moment très émouvant juste avant le concert proprement dit : François-Xavier Roth qui, depuis septembre assure la direction musicale de l'OPL, a annoncé qu'ils allaient interpréter l'hymne haïtien et qu'ensuite un chèque serait remis à un responsable du Consortium belge pour l'aide urgente 1212. Pendant toute la semaine, à tous les concerts et parmi les musiciens, ils ont récolté de l'argent pour Haïti.
Il a invité la salle à se mettre debout...Et je peux vous garantir que ma fille et moi avons vécu ces quelques minutes avec beaucoup d'émotion.
Je souris en pensant  à Kris qui me disait de prendre conseil auprès de mes filles pour écouter des choses moins " flippantes" que Damien Rice...Et bien ma fille de 19 ans m'a entraînéé à un concert classique...J'ai la chance d'avoir une fille très ouverte à différents styles de musique et qui aime autant le classique que le reste...Oui, beaucoup de chance.



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Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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