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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 13:10

                                                                                                     29-aout-2009-166-copie-2.jpg




 
                                                                                                                   

                                     J’écris, parce que j’oublie souvent de dire…                 
                                     J’écris, parce que je ne sais pas parler
                                     J’écris, ébloui, abasourdi de vos rêves, de vos mots
                                     J’écris pour cet instant de l’inversion de la nuit,
                                       dans l’embrasement de la lune,
                                     J’écris dans la caresse de l’instant aquarelle
                                       Pour ces yeux que je peins
                                       Pour toi aussi qui ne me lis jamais.
                                     J’écris pour moi, pour ces matins tremblants
                                       Dans la danse troublante du temps
                                     J’écris pour ne pas t’oublier
                                       Pour n’oublier personne.



                                                        Funambule
                                                
  
29 août 2009 168


                                 




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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 08:50


Vous voulez savoir si la nouvelle répond à des critères précis ? Lisez des nouvelles. Nombreuses, différentes. Celles qui sont annoncées comme telles, et des textes que vous imaginez en être. Des anciennes et des contemporaines. De chez nous et d'ailleurs : russes, américaines, japonaises, ...des micro-nouvelles, des longues. Des textes à chute et des tranches de vie.
[...] Ressentez...
Choisissez quelques nouvelles qui vous ont touché. Relisez. Cherchez dans le texte : d'où viennent ces impressions que vous avez éprouvées ? Comment ça marche ? Comparez. Prenez quelques notes. Lisez l'une ou l'autre approche théorique, mais pas trop, comme des balises, et détachez-vous : créez votre regard singulier. [...]
Vous désirez écrire des nouvelles ? Vous avez lu. Ecrivez ! Essayez. Partez d'un grain de sable dans l'engrenage du quotidien, d'une fêlure, d'une surprise, d'une question...et déroulez le fil. Voyez où il vous mène. Laissez reposer et revenez-y. Qu'avez-vous écrit ? Relisez-vous. Comment avez-vous construit ? Acez-vous ancré, incarné, circonstancié votre récit ? Quelle est l'allure de votre texte ? Quelle place avez-vous laissé au lecteur pour qu'il fasse son boulot de lecteur ? Quelle impression crée sa lecture ? Enfin : en êtes-vous satisfait ? Quand à savoir si c'est une nouvelle...[...]


                                                                                                         Réjane Peigny


J'ai donc lu...

Les braves gens ne courent pas les rues
de Flannery O'Connor

Histoires de bouches de Noëlle Châtelet
Et quand je lis en plus sur la quatrième de couverture "Autant de récits inspirés de faits réels,
où la nourriture est prétexte à dévoiler ce qui se cache en chacun de nous, où la nourriture
devient lagage", je peux cous affirmer que ce recueil réserve bien des surprises...
" Comiques, tragiques, tragi-comiques, il y en a pour tous les goûts."
Assurément...Et superbement écrit.
Ce recueil a été primé en 1987.



La dernière nuit
de Marie-Ange Guillaume.
Sur la quatrième de couverture, on peut lire ce ceci :
" Je n'ai pas lu un recueil de textes aussi impeccable depuis celui d'Anna Gavalda.
Ces six tranches de vie procurent la même allégresse. On referme le livre en regrettant qu'il s'arrête."
                                                                                                                    Frédéric Beigbeder, Voici

J 'en viens à me demander ce qu'il a lu comme recueils entre-temps...
Evidemment moi, je ne suis ni écrivain, ni critique littéraire...
Mais tout de même. Je ne trouve pas que ces six tranches de vie procurent
la même allégresse, non, absolument pas. Et je n'ai pas regretté que le livre s'arrête.
Par contre, celui de Noëlle Châtelet...J'aurais poursuivi avec joie et curiosité...

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part de Anna Gavalda.
C'est ma fille qui me l'a prêté. Là aussi, je suis mitigée. Il y a des histoires qui me touchent plus que d'autres. Une que je n'ai pas aimé. Et puis il n'y à rien à faire, j'ai un faible pour les écritures poétiques.

L'amour est très surestimé de Brigitte Giraud
Une autre très belle surprise que ce petit recueil. Beaucoup d'histoires en tu.
" Onze destins, onze nouvelles racontent la fin de l'amour.
Avec une justesse et une précison douloureuses Brigitte Giraud ausculte le désir moribond,
les compromis honteux, les naufrages intimes et les silences des couples en train de se perdre.
Elle traque les mensonges et le deuil, l'exil intérieur, la vie qui bascule et chacune de ses phrases,
chacun de ses personnages nous tend un miroir."

Très belle découverte grâce à ma libraire. Il faudra que je lui dise...(Petit clin d'oeil à Lali...)


Et bien sûr Sans y toucher de Colette Nys-Mazure. Lu, relu  à maintes reprises avec le même bonheur.



Lectures en cours dans lesquelles je puise :

J'aurais voulu être un type bien de Marc Villard qui aborde la nouvelle à caractère autobiographique.

Le bar des habitudes
de Frantz Bartelt

La dame au petit chien et autres nouvelles
de Anton Tchékhov, toutes centrées sur la femme.

Contes d'espérance
et Tu n'es pas seul de Colette Nys-Mazure

Les contes de la Bécasse
et Contes du jour et de la nuit de Guy de Maupassant.
Autre merveilleuse découverte...Une écriture magnifique...

Et enfin, Neuf histoires et un poème de Raymond Carver, un maître selon Réjane !







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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 20:43


Forme littéraire apparue enToscane au milieu du XIVe siècle,
la nouvelle est intimement liée à l'évolution de la littérature narrative en Occident.

                                                                                  Jean-Pierre Aubry





"En quelques pages, on fonce droit sur le sujet, un personnage à peine, ou quelques-uns, pris dans un moment particulièrement dense de l'existence. [...]
On est dedans, complètement, mais quelques instants à peine.
Tout le reste est silence. L'avant, l'après. Même le pendant parfois.
[...]
Il faut de l'émotion, en tous cas, c'est indispensable. Et une écriture, surtout. Un ton, une voix, comme celle d'un ami, qui sait en quelques mots à peine vous donner envie d'écouter la suite.
On peut, dans une nouvelle, raconter une minute ou une éternité, on peut y voir un unicellulaire ou une foule d'humains."

                                                                                                                                

Nicolas Ancion





   Cette fonction courte durée m'attire et m'impressionne à chaque fois. La liberté du cent mètres véhicule des codes exigeants, ils obligent à l'essentiel, en peu de mots tout est dit, mais à trop vouloir dire, la lumière s'éteint et dans le noir on ne voit plus rien.
   J'aime lire une nouvelle, comme j'aime regarder un tableau ou une photographie, j'aime ces îlots prometteurs, ces relations passagères auxquelles on revient parfois, souvent passionnément.


Frédérique Dolphijn




J'ai envie de partir du lecteur pour trouver une définition acceptable. Disons que la nouvelle est un texte court qui oblige le lecteur à travailler.  Contrairement au roman, le dernier mot d'une nouvelle n'est jamais le mot " fin". C'est au lecteur d'imaginer la suite, et ceci qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas la traditionnelle chute.


Patrick Dupuis



C' EST UNE BULLE d'air, une aubaine pour un romancier ! Une historie toute ronde dont on perçoit la rondeur illico. Un début, un milieu, une fin. Comme un dessin rapide : un nez, une bouche, deux traits pour les yeux et tout est dit.
Tout le plaisir est là : dans la liberté que cette vitesse procure. [...]
Ce qui compte c'est l'instant.

Ariane Le Fort



Quelques extraits seulement puisés pour vous dans cette plaquette coéditée par Indications et Kalame et offerte par le service général des Lettres et du Livre à tous les participants au concours de nouvelles 2009-2010 " Tout bascule".
Il y a aussi bien la définition que l'on peut trouver sur Wikipédia que celle de Charles Baudelaire en passant par le Dictionnaire universel des littératures et bien sûr la nouvelle vue par des écrivains belges avec, pour chacun d'eux, des titres de recueils conseillés.

Les dés en sont jetés pour le dernier  tour du concours : les 50 textes devaient être envoyés pour aujourd'hui au plus tard.
Le mien est parti hier matin, d'un clic,  et j'ai vraiment eu l'impression d'un oiseau qui s'envolait...



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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 20:10




"Ecrire, quoi que j'aie pu dire à tous vents naguère, est un exercice hautement épuisant, un arrachement continu de viscères, de coeurs sanguinolents qui repoussent sans cesse, de veines qui n'en peuvent plus de s'ouvrir au grand jour et de se dévider comme des serpents. J'arrêterai donc. D'écrire, comme de respirer, comme d'aimer, comme de prendre dans mes bras celles que je chéris et qui me donnent la force. Et peut-être me laisserai-je alors glisser dans la répétition continue d'une musique qui sera la mort elle-même, mais sans que je le sache. Tout laisser des mots pour n'être plus qu'un corps fatigué et qu'une âme stupide écoutant sans fin une pièce de Fauré par exemple, cette berceuse notamment, Dolly, qu'une amie très chère, Josette Monfort, avait un jour offert en cadeau d'anniversaire à ma petite fille pour ses trois ans, venir dans cette musique, y venir et y revenir, à l'infini, y vivre en s'enroulant en elle comme dans un pays, une vallée, et ne plus faire de phrases, ne plus écouter le monde, ne plus se lever, ne plus parler, ne plus faire de gestes, ne plus aller au dehors, ne plus rencontrer les autres hommes, ne plus supporter leurs blessures et leurs crocs. Mais boire du vin en écoutant ce  court morceau où le violoncelle se lie au piano comme deux mains amoureuses avant les caresses".



                                                       http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes110/0/6/2/9782350390260.gif                                               

                                                                                                       Au revoir
                                                                                                       monsieur Friant


                                                                                                       Philipe Claudel







                                                     


                                                                                              



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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 21:33


Je peux, par contre, vous laisser découvrir ce petit exercice.

Notre définition de la nouvelle
et donc la mienne écrite dimanche après-midi :


Une nouvelle, c'est quelque chose que je n'arrive pas à cerner.
C'est un peu comme regarder la mer à l'horizon.
Une nouvelle, c'est quelque chose qui m'échappe et que je tente
d'approcher, à pas lents...
Une nouvelle, c'est un défi. Tout un monde à apprivoiser
.


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:44



Dimanche j'étais trop fatiguée pour écrire quoi que ce soit - la journée  a été longue, et hier soir quand j'ai voulu le faire, je n'ai pas pu pour cause de maintenance.
A peine deux jours d'absence et c'est déjà presque mort. Si je passe un jour sans aller rendre visite à quiconque et bien il n'y a pas de surprise, c'est absolument désert chez moi. Enfin pas tout à fait. J'ai eu la surprise aujourd'hui de voir arriver Annick qui a pris un peu de temps et qui s'installe doucement, à son aise.
Pourquoi est-ce que je parle de ça, ce n'est pas le propos du jour mais je crois que cela m'agace. Je pensais tout à l'heure à une de mes visiteuses en particulier qui n'est plus venue depuis un certain temps. Je n'ai plus été chez elle donc elle n'a apparemment aucune envie de passer chez moi. Je ne pense pourtant pas être comme ça, je l'espère en tous cas. On apprend aussi énormément sur les autres avec ce monde dit virtuel.
Mais après cette digression, si je revenais à ce week-end dont je n'ai pas fini de parler...

Je ne vais pas tout vous raconter, c'est impossible. Et je ne suis pas sûre que cela vous intéresserait...

Samedi l'atelier s'est terminé avec un texte lu par Frédérique. Deux fois. Lors de la  première lecture on pouvait prendre des notes. Lors de la deuxième, on devait écouter sans rien écrire. Ensuite elle nous a demandé de réécrire le texte avec nos propres mots. Le lendemain, nous avons passé notre feuille avec notre texte à notre voisine de gauche. ( Il n'y avait qu'un seul homme dans le groupe).
Nous nous trouvions donc avec le texte de quelqu'un d'autre. Il fallait le lire et ensuite le réduire à trois phrases. Pas trois lignes mais trois phrases. Ensuite réduire à trois mots. Passer la feuille à sa voisine de gauche. Et là, avec les trois phrases et les trois mots que nous avions sous les yeux, redévelopper une histoire.

Après ce travail d'écriture-là, tour de table et lecture des quatre éléments : le texte réécrit par
quelqu'un d'autre, les trois phrases et les trois mots écrits par quelqu'un d'autre et enfin son propre texte, le dernier, redéveloppé à partir des phrases et des mots.

Je ne sais pas si c'est clair...A vous de me le dire.

Après chaque lecture des quatre éléments, échanges et commentaires de Frédérique destinés à nous amener à découvrir les différents points de vue de la narration, les différents styles d'écriture, etc.  


Je ne vois pas l'intérêt, ici, de vous montrer un de mes textes puisque vous n'avez pas entendu le texte de départ...


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:42



Vous ne pouvez pas imaginer combien je me sens vivante ! L'écriture m'élève ! Et baigner dans une atmosphère dédiée à l'écrit est une véritable jouissance. Et je tiens à vous remercier pour tous les commentaires trouvés ce matin à mon lever et ceux de Gazou plus tard dans la matinée...Plus les mots de Lali dans ma boîte mails...
Vous m'avez portée allègrement vers cet atelier d'écriture même si j'ai dû affronter la neige fraîchement tombée cette nuit et tôt ce matin.

Renard me demande quelle nouvelle j'ai choisi puiqu'il fallait plus précisément choisir un extrait. Dur ! Mon choix s'est porté sur le recueil de Colette Nys-Mazure (oui, encore elle...) "Sans y toucher". J'y ai mis plusieurs signets et si demain Frédérique nous le demande, et bien je puiserai à ce moment-là...
Frédérique Dolphijn est géniale...C'est une excellente animatrice et il me plairaît, si j'en ai l'occasion ou la possibilité, de suivre un autre atelier avec elle.

Vous dire peut-être simplement, ce soir, le premier exercice de la journée.
Dans un premier temps, poser trois questions par écrit. (Hors style carte d'identité bien sûr)
Dans un deuxième temps, se mettre par deux, poser ses questions à l'autre et vice-versa.
Sans rien noter. En restant dans l'écoute : non seulement les mots, mais les gestes, le regard.
Troisième temps : écrire un texte de dix, quinze lignes sur l'autre à partir de l'échange.
Quatrième temps : lecture à voix haute des textes, partage et commentaires de Frédérique
sur chaque narration, absolument différente, ce qui continue à me fasciner totalement...
 Très enrichissant !






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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 20:32



Demain et dimanche : atelier d'écriture. De 11 à 16h. Je suis un peu fébrile. Je m'en réjouis mais je ne peux me défaire d'une peur malgré tout. L'inconnu toujours. Même si je commence à avoir l'habitude de  ce genre de rencontre. Mais il reste la crainte de ne rien trouver à écrire pour répondre à la consigne donnée. Dans un temps donné aussi.
Et puis, dans une certaine mesure, nous sommes tous "rivaux" puisque concourant maintenant pour le second tour. Je n'aborde donc pas cet atelier de la même manière que les précédents. Il y aura un travail à fournir dans les jours qui suivent puisque les textes sont à renvoyer pour le  15  février. Même s'il n'y a, bien sûr, aucune obligation de remanier sa nouvelle.

Il est demandé d'apporter un extrait d'une nouvelle éditée qu'on apprécie particulièrement. Et j'hésite encore. J'en ai lu beaucoup et j'en ai encore beaucoup à lire. Lire. Voilà bien une faim impossible à combler.
Surtout qu'elle ne s'arrête pas.







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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:33

Vie






        
On peut être profondément dans la vie
en écrivant

                  
et on peut retrouver la vie
     dans l'écriture.

                       
                

                   Laurence Tardieu - Bruxelles, mars 2008
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 14:20
Après "Mots de passe" l'été 2002, j'ai eu envie d'aller plus loin, de faire un pas supplémentaire. Ce fut, pendant les vacances de Pâques 2003, un autre stage avec Colette et sa fille Sylvie, metteur en scène vivant en Espagne.
Un atelier en "jeu et en je".
Il se déroulait dans un décor magnifique, au pied des montagnes, dans la Drôme. Pour y arriver, il fallait le vouloir : train jusque Bruxelles, TGV pour la France, à la descente du train, bus jusqu'à un certain arrêt où on venait nous chercher en voiture pour nous conduire dans cette maison paisible, en pleine nature. Le soleil étant de la partie, ce fut une très belle semaine, même si j'y ai souffert d'une piqûre d'insecte assez importante et douloureuse à la jambe.
Travail d'écriture avec Colette, approche théâtrale en mouvement et en dialogues avec Sylvie. J'ai adoré.
Aimé ce moment passé avec Sylvie dans la ville proche dont j'ai oublié le nom, à une petite terrasse autour d'un café avec un peu de lait dont j'ai appris, par Sylvie, qu'en France cela s'appelait " café noisette."
Aimé les regarder toutes les deux ce dernier soir où Colette avait passé "Les filles seules" de Linda Lemay, cette écoute précédant un dernier souffle d'écriture sur les mères de famille. Je n'ai écrit que des bribes parce que je les regardais, parce que c'était la dernière fois. J'était touchée par cette connivence entre mère et fille, ce stage donné ensemble. Je les trouvais belles. Ne pouvait m'empêcher de m'interroger : "arriverais-je à faire pareil, à garder cette connivence que je vivais particulièrement avec une de mes filles ? " 

Aujourd'hui, après quelques années de plus, j'ai bien peur que non...


Texte d'atelier amené notamment par une photographie et qui devait commencer par "Je n'ai jamais dit à personne"

Je n'ai jamais dit à personne qu'elle dansait ce matin-là pour prolonger la fête, heureuse, insouciante comme n'importe quelle petite fille. Si légère qu'elle était le vent dans sa robe claire, ses cheveux dénoués.
Elle dansait et son visage devenait fontaine, luciole, flaque de lumière. Et le bruit de ses pas sur la terre battue derrière la maison l'entrainaît loin des ombres.
Je n'ai jamais dit à personne qu'elle était balayée par des vagues. Flux. Reflux. Furie. Colère. Souffle saccadé, martelé, sifflant. Volcan crachant sa rage.
Puis, lentement, le retour au calme. Apaisement. Murmure entre ses lèvres entrouvertes. Les bribes d'une berceuse. Toujours la même. La délivrance enfin, tel un onguent réparateur.
Je n'ai jamais dit à personne que la mort convoitait ce petit corps, ditillant sournoisement ses coups de boutoir.
Jamais dit à personne que souvent je regardais sa photo en cachette pour garder intact le sourire de l'enfant - étoile.



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Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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