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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 20:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                              Vivez si m'en croyez,

                                                              n'attendez à demain,

                                                              cueillez dès aujourd'hui

                                                               les roses de la vie.

 

                                                                           Pierrre de Ronsard

                                                                                                                              poète français, 1524-1585

 

 

 


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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:40

 

 -19-06-09-022.jpg

 

                                                        "  Parmi toutes mes roses 

                                  La plus rouge sera pour le mendiant

                                      Qui boîte plus bas que la route  "

 

 

                                                                       René Guy Cadou

                                                                 dans Les Amis d'enfances

 

 

 


 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:20




Délivrer les sources,
    célébrer les silences,
        et leur ouvrir les ailes,
            crier la vie muette, timide, désarmée,
                 ameuter les rêves,
                     marcher dans le fil du jour,
                         maintenir le coeur sur le cadran solaire,
                             divulguer l'amitié,
                                 créer dans la torsion de l'être,
                                     ravir le secret vital.




                                                             Extrait de  La vie à foison  dans  Les feux de la nuit

                                                                                        
  Colette Nys-Mazure








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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:00


                                                                                         Pour Oeil-de-Nuit





Tu touches le fond
    ton pied frôle la vase
         - feuilles et cailloux mêlés -
            sombre nasse gluante
au-dessus de toi
    l'eau a refermé son corps sur le tien
rien n'apparaîtra de ta fin
que cette bulle allant crever la surface
     trop opaque pour renvoyer les nuages

Tu as touché le fond

Mais tu n'es pas seul
     ta main en retiendrait d'autres
tu peux donner ce coup de talon vital
             remonter

Tu vas retraverser les couches liquides
et reprendre ta nage malhabile
              vers l'île


                                                  


                                                                      
   Feux dans la nuit
                                                                       
                                                                         Colette Nys-Mazure






 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:25





Tu es pressé d'écrire,                                                    
Comme si tu étais en retard sur la vie.                            

S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.



                                                                   
croquis +access 16 déc2008 009






















Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir,
Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors d'elle, tout n'est qu'agonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-la comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En t'inclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission, jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.



                                                       
croquis +access 16 déc2008 015



                                      
                                                                                              Photos : Julie L.

Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière.
Nul ne décèlera votre union.



                                                       René Char


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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 15:12

Je m'enfonce  chaque fois avec un bonheur évident
dans cette "Fraction d'éternité" que j'avais très tôt, évoquée, (
ici,
et
), Fraction d'éternité où les mots en prose sont d'une richesse au moins
égale aux poèmes en vis-à-vis, où le titre à lui seul est porteur de vie,
d'absolu, de mystère. 

Je relis page 64 :


Les poèmes viennent ou ne viennent pas.
Si on bouge pour les attraper, ils s'envolent
comme des papillons, qui ne se laissent pas guider
et choisissent seuls l'endroit où ils se posent.
Si les artistes ont parfois un drôle de caractère,
c'est sans doute pour ça : ils ignorent pourquoi
le paillon est venu, ils nes savent pas s'il reviendra.
Les plus beaux ne viennent pas souvent - quelques-uns
dans une vie, avec un peu de chance. Le reste, c'est du
bricolage. Il faut bien vivre.

Pour tout arranger, les poèmes, quand ils sont réussis,
personne ne les comprend vraiment. Leurs significations
changent selon l'humeur, la lumière...Ils ne sont pas là
pour être compris. Ce sont eux qui nous comprennent.



Page 24 :


Ces longues conversations la nuit, le plus souvent par téléphone.
Beaucoup de poèmes sont nés dans leur sillage. Plus tard, les mots
se posent. On peut écrire. (Je veux dire : rendre la vie lisible, ce qui
est un premier pas dans l'art de la rendre vivable).


                                                                             Francis   Dannemark







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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 21:48


Il te faudra capturer l'encre ;
à travers elle et ses embellies
caresser la rivière
et te livrer enfin
aux attouchements suprêmes
et connaître l'instant.



Ce ne sont qu'épaves ou fragments.
Le bout de l'herbe vole au vent.
Poussière infime t'envahit.
Toux jaune te pénètre.
Il ne reste en toi
qu'une émotion sans écriture.






Mardi je suis retournée en ville. J'y descends de moins en moins souvent, autre changement dans ma vie. J'aime rester chez moi, goûter le calme, la solitude quand mes trois enfants sont absents en même temps.
 Presqu'à côté de mon magasin bio, il y a ce café qui occupe un coin de rue avec sa terrasse sur le trottoir. En face, la Faculté de philosophie et lettres où la plus jeune de mes filles va en cours.  A chaque fois ou presque, je pense à Jacques Izoard que j'ai vu quelques fois attablé à la dernière ou avant-dernière table. A chaque fois ou presque, je me dis qu'il faut que je vous parle de Jacques Izoard.
La première fois que je l'ai vu et entendu, c'était lors d'une rencontre dans ma librairie en 2006 pour la parution d'une anthologie reprenant tous ses poèmes.
Dans cette anthologie, 4650 poèmes et textes dont les premiers ont été écrits à l'âge de quinze ans ( je pense à ton fils Ut...).
"Je portais presqu'encore des langes" disait Jacques...Car c'était un homme avec beaucoup d'humour, un pince sans rire. Une extrême simplicité.
Je l'ai vu une seconde fois à Bruxelles lors d'une autre rencontre. Et puis plusieurs fois à la terrasse du Delft. Un jour, j'étais avec mes filles et on l'a croisé sur un trottoir. Je leur ai dit : regardez, le monsieur, là, c'est le poète Jacques Izoard !
Parce qu'un poète...c'est quelqu'un d'important...Même s'il ne fait rien pour se faire remarquer...Et ce n'est pas tous les jours qu'on croise un poète dans la rue...
Il ne payait pas de mine, Jacques. Le poète n'est pas percevable à l'oeil nu, il faut aller à sa rencontre, creuser profond. L'âme alors est là, à portée de regard.
Il disait, Jacques, qu'il faut se laisser porter par la lecture, qu'il faut laisser l'auteur de côté et lire, lire de manière naïve et nue.
Il disait qu'il aimait la brisure, la fêlure, le tremblement dans le poème. Que les mots sont parfois des pierres qu'on jette à l'eau. Qu'on n'écrit pas impunément n'importe où, qu'on est coloré par l'endroit où on est.
De l'endroit où je suis, je jette à l'eau quelques-une de ses pierres à lui...



Sous les mots retrouve
odeurs, parfums, senteurs.
Ce fourmillement, aussi,
des doigts qui dorment,
et des regards piqués
de rouille, de rêve.


Rêve avec les rêveurs.
Avec les chercheurs, cherche !
Avec amour, aime.
Et déjà t'envahit
le sourd bonheur
de jeter semence.


Brouillard de mots qui s'épaissit
tant et si bien que la langue
devient pâteuse et lourde...
Aujourd'hui, le poème
s'enlise et s'envase et s'enterre
et nous l'abandonnons.


Evidemment, je me rapproche
des objets que la rouille aime,
des osselets autour du cou,
des mots dont on fait les poèmes
et de moi-même.


Extrait de "Dormir sept ans"

Jacques Izoard  est mort le 19 juillet 2008.




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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:22
                                                                                               Pour    Géraldine


                                                                                         

La nuit n'est jamais complète

Il y a toujours puisque je le dis

Puisque je l'affirme

Au bout du chagrin une fenêtre ouverte

Une fenêtre éclairée



Il y a toujours un rêve qui veille

Désir à combler faim à satisfaire

Un coeur généreux

Une main tendue une main ouverte

Des yeux attentifs

Une vie la vie à se partager



                       
                                                   Paul Eluard


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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 10:19



Sans savoir pourquoi
j'aime ce monde
où nous venons pour mourir.

                    
                                 

                                                             Natsume Sôseki







                            
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 14:02


"[...] soit on adore le monde (l'argent, la gloire, le bruit), soit on adore la vie (la pensée errante, la sauvagerie des âmes, la bravoure des rouges-gorges).
Juste une question de goût ".



                                                               La dame blanche - Christian Bobin





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Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

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