A la surface de ta peau, la douleur est immobile. Insoupçonnable. Pas de petits cratères translucides accrochés à tes cils. Les larmes, muettes, sont retenues en otages, quelque part, sur une terre d'enfance. Mais elle n'empêchent pas la houle invisible, la sourde lassitude et le martèlement de tes mots qui ressemblent à des sanglots lourds. Ils s'épanchent à l'intérieur de ton corps, font imploser ton âme. Et moi, si loin, si proche, j'en ramasse peu à peu les fragments éparpillés. Un jour je les ferai naitre plus loin. Ils deviendront coquillage, boîte à murmures ou à mélodies douces, poésie tremblante au bord du jour. Fraction d'éternité. Un jour, il y aura ce jour. Je l'attends.
<br />
Je me demandais quand tu te lancerais...Quand tu ferais ce premier pas...Et où.<br />
Tu t'y es risqué, à quatre heures et demie du matin, avant que le jour se lève complètement. Bienvenue dans cet autre"chez moi". Que ta nuit soit douce, Tristan.<br />
<br />
<br />