Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:21


C'est une photo en noir et blanc.
De Jean-Pierre Leloir.
 Une photo devenue mythique.
Ma fille de 23 ans en a une reproduction en carte postale.
Trois hommes assis autour d'une table.
C'était il y a longtemps, en 1969, ils étaient jeunes encore tous les trois...
Autour de cette photo, aujourd'hui, rediffusion d'une émission TV.
Ma fille regarde, je m'assieds près d'elle.
On entend les voix des trois hommes et du journaliste
qui leur pose les questions.
 On voit la bande défiler devant Juliette Gréco et le pianiste de Jacques
dont je n'ai malheureusement pas retenu le nom...Devant Jacques Higelin,
auteur-compositeur-interprète et comédien français...
Car sur la photo, on voit Jacques, Léo et Georges...
Tous les trois réunis autour du journaliste François-René Cristiani pour un
 moment unique et inoubliable...dont il ne soupçonnait pas l'ampleur.
On voit aussi des extraits de concerts de chacun, des extraits d'interview de Jacques.
J'ai noté au vol cette phrase de lui que j'aime énormémént :
"J'aime bien les hommes qui ont mal aux autres."
Juliette Gréco dit qu'on ne peut avoir pour eux qu'un infini repect,
que ce sont des gens exemplaires, libres.
Qu'ils ne parlent pas pour ne rien dire,
qu'ils ne chantent pas pour ne rien dire.

J'ai happé aussi ces mots de Jacques en pensant qu'ils raviraient une de mes visiteuses...
Qui parlait de lui il y a quelques jours à peine...

"C'est  bien d'être un Don Quichotte,
un Don Quichotte c'est très incroyablement minoritaire.
Mettez dix Don Quichotte, ça fait un mouvement politique
"

A un moment donné, on voit un enregistrement de Jacques Brel interprétant La quête...
Il souffre...Il est La quête...Il la vit...

Je ne sais plus lequel, du journaliste ou du photographe,  a dit  à la fin, quelque chose comme ceci :

"Dans une société de paillettes, de show-business, tous les trois dans leurs déséquilibres, leurs excès, ils sont politiquement incorrects. On a peut-être quelque chose d'authentique qui tient à la densité de ces trois chanteurs-là.
On veut les avoir sous la main, sans doute pour supporter le reste
.
"



 Brel, Ferré, Brassens - La photo de J.P.Leloir






Partager cet article

Repost 0
Published by Petit Poucet rêveur - dans A l'ancre de mes mots
commenter cet article

commentaires

Jean 28/12/2009 12:55


Oui , c'est bien ce que je désirais exprimer .
J'aime bien Ferré et Brassens ...mais je suis plus touché , ému , par Piaf et Ferrat .
Nous nous retrouvons avec Brel !


Quichottine 28/12/2009 11:59


Il y a des personnes qui comptent dans nos vies... et ces trois-là ont compté, a différents degrés.

Il faudrait davantage de don Quichotte pour faire vraiment bouger les choses.


Jean 27/12/2009 09:48


Brel , Piaf, Jean Ferrat....

Trois géants !

Trois sensibilités profondes , vraies , indémodables .
Trois êtres humains qui ont vécu intensément , simplement des émotions naturelles .

Votre commentaire au sujet de la photo des poireaux m'a particulièrement touché .
Un grand merci .


Petit Poucet rêveur 27/12/2009 14:07


Là je suis un peu interdite...L'article ne parle ni de Piaf ni de Ferrat mais sans doute les aimez-vous beaucoup aussi...


gazou 27/12/2009 05:47


C'est un bel article sur ces trois grands qui nous aident à vivre, merci !


Petit Poucet rêveur 27/12/2009 14:03


Merci, Gazou...Je te souhaite une bonne après-midi...


chantal 27/12/2009 01:30


" j'aime bien les hommes qui ont mal aux autres"

Echo ! émotion vibrante à ces mots !
Oui ! mais bon sang.. que ça fait souffrir... cette sensibilité à fleur de peau ! La seule solution est de s'impliquer, se mettre au service des autres... mais si la santé n'est plus votre alliée
pour être dans l'action bienfaisante.. cela vous mine sérieusement !
Je pense que nous sommes sur la même longueur d'onde, Petit Poucet Rêveur!
Bises chaleureuses.


fait souffrir 27/12/2009 14:00


Sensibilité à fleur de peau, oui, cela fait souffrir...
Merci pour cette émotion vibrante, Chantal...


Se couler vers un ailleurs

Je ne sais vers quel changement je me coule "
  mais le voyage a bel et bien  commencé.
  
Vers un ailleurs où je pourrais me poser,
poser mon corps chaotique et fatigué,
le poids de mes blessures.

Un ailleurs avec des mots
léchés par les vagues 
à moins que ce ne soit par mes larmes.
Car, à portée de regard, comme une évidence: la mer.
A perte d'horizon. La mer. 
Sa rumeur, ses humeurs.
La mer et l'écriture comme subsistance,
pain de mes jours.

Un ailleurs à l'écoute
de ma petite musique intérieure.
A défaut d'une chambre à soi,
inventer symboliquement un espace
qui m'appartienne,
que je puisse habiter à ma façon.
Construction encore bien fragile et hésitante, 
à grands coups de découragement, 
de tentatives maladroites et d'acharnement,
cet endroit se dessine peu à peu. 
Sous mes yeux. Sous les vôtres s'ils s'y posent. 

Espace impalpable qui se voudrait
alcôve sobre et chaude pour y loger 
un peu (le peu) de ce que je suis. 
Espace impalpable mais vivant
comme un battement d'aile.


      
         
Oui, le voyage a bel et bien commencé.

                                                        
                              
                      21 juillet 2009                          

Recherche

Plantez des arbres...

Choisissez ETHICLE et plantez des arbres.

DSCF1085.jpg
          Photo : Julie

100 recherches = un arbre planté.
http://www.ethicle.com

Archives

Je soutiens



                                        Médecins du Monde
                                                                et
                                                              
                                              G
reenpeace